Cameroun – Rapport du Consupe sur l’Art: un complot contre Atangana Kouna éventré





Une lecture erronée du dernier rapport de la mission du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) sur la gestion de l’Agence de régulation des télécommunications (Art), jette en pâture Basile Atangana Kouna, à l’époque, administrateur. [pagebreak]Le résultat de la mission du Consupe sur la gestion de l’Art donne lieu, ces derniers jours, à toute sorte de commentaires, même les plus volcaniques. Certains en ont d’ailleurs profité pour entretenir l’amalgame au sein de l’opinion. Seulement, malgré la légèreté et la volonté de nuire qui transparaissent de cette mascarade, la démarche des hommes d’Henri Eyebé Ayissi qui ont séjourné au sein de cette société à capitaux publiques, entre août 2013 et avril 2014, contraste étrangement avec les inepties entendues çà et là.
D’abord, avant même d’aller dans le fond de l’affaire, un inspecteur d’Etat du Consupe rappelle que l’actuel ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), au même titre que l’ensemble des administrateurs et autres dirigeants sociaux de l’Art, a perçu dans le cadre de son statut, des perdiems et non des salaires mensuels, comme veulent le faire croire aujourd’hui les pilotes de la machine à broyer l’ancien Dg de la Cameroon water utilities corporation (Camwater). Bien plus, sous les éclairages d’orage, on apprend que les 77 54 000 Fcfa qu’on lui attribue, représentent en réalité la somme des perdiems perçus en 13 ans d’administrateur, ceci au terme des sessions de conseil d’administration qui se sont réellement tenues.
Administrateur pointilleux. Plus poignante encore, l’analyse d’un cadre de l’Art qui pense que si l’on compare les salaires mensuels (et non des perdiems) des administrateurs d’une société comme l’ex Aes-Sonel, le montant attribué à l’actuel Minee semble des plus dérisoires. Dans le cas contraire, déduisent certains inspecteurs du Consupe que La Météo a approchés, il aurait normalement reçu des demandes de renseignement, en bonne et due forme. Ce qui, constatent-ils, n’a jamais été le cas. En revanche, apprend-on, Basile Atangana Kouna ne s’était pas encombré de la langue de bois lors de l’achat par l’Art, d’un immeuble devant abriter ses services dans la capitale. Non seulement, rapporte un administrateur sous cape, il avait, sans fards, décrié les agissements de la direction générale, mais en plus, n’avait pas apposé sa signature sanctionnant cette ténébreuse opération.
« Dans de nombreux esprits, il y a une erreur d’appréciation. Car, dans l’affaire de l’Art, l’on veut assimiler Basile Atangana Kouna à un gestionnaire ou à un Pca, pourtant il ne l’était pas. En principe, tout acte de gestion courante relève de la responsabilité du Directeur général, Jean Louis Beh Mengue, en l’occurrence. A ce titre, on est arrivé à démontrer qu’au fil des années, cet inamovible et tout puissant Dg- avec la complicité du Pca, Hessana mahamat- a fini par confondre la trésorerie de cette entreprise avec ses deniers personnels. Logiquement, il doit être avec Hessana Mahamat, les seul coupables des 69 fautes de gestion détectées dans sa gestion», affirme un auditeur du Consupe. Traduction : au-delà des passions populaires, ceux qui doutaient encore sur l’origine de l’immense fortune de M.Beh Mengue ont désormais une piste fiable, car il n’est exclu que les comptes personnels du Dg affichent des soldes créditeurs de plusieurs milliards de Franc Cfa (plusieurs millions d’euros), l’argent provenant manifestement de la trésorerie de l’institution qu’il dirige depuis 2000.

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