Cameroun: Quatre morts enregistrés dans l’effondrement d’une maison à Maroua

L’accident est survenu jeudi dernier à Maroua au quartier Doualaré . Le drame s’est produit jeudi, tôt le matin à 5 h 45 mn au quartier Doualaré à Maroua.
Après la forte pluie qui s’est abattue sur la ville dans la nuit de mercredi à jeudi. Les habitants étaient encore plongés dans le sommeil. 237online.com Une cabane s’est effondrée sur la famille. Le bilan fait état de quatre morts : Djeanagui le chef de famille, 32 ans, ses deux filles, Guidjafai et Djarat âgées respectivement de 10 et 8 ans ainsi que son garçon un nourrisson. Alertés, les sapeurspompiers et les populations environnantes ont accouru pour sortir les corps sans vie des décombres. Cette cabane était non seulement faite en matériaux de fortune, mais elle était construite, sur le flanc de la montagne « Kossel Bei ». Sur cette montagne, depuis quelques années les maisons poussent comme des champignons. Cet effondrement vient donc remettre au goût du jour le débat sur l’habitation sur les sites à risque. D’après Dahirou Yaya, sous-préfet de Maroua 2e, sur ces montagnes qui entourent la ville de Maroua, vivent plus de 20 000 âmes qui ont immigré depuis plus de 100 ans des départements voisins au Diamaré. « Ces populations construisaient des habitations faites en matériaux sommaires sur les flancs de montagne. Ce qui ne s’adaptent pas avec au relief de Maroua ». Beaucoup de démarches ont été faites pour les descendre de ces abris de fortune, mais rien n’a changé. De même, il est important de préciser qu’au-delà des éboulements, il y a régulièrement des gros rochers qui se détachent de la montagne. Dans leur course folle, ils saccagent des maisons et tuent des hommes et des animaux. C’est pourquoi le sous-préfet demande à ces populations de prendre davantage de précautions pour ne pas s’exposer sur les flancs de montagne, de renforcer leur maison d’habitation, de veiller à un bon écoulement des eaux dans l’attente d’une solution plus adaptée. Les quatre morts d’hier ont été inhumés tôt le matin selon la tradition locale.

Joël MAMAN

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