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Cameroun : Quand l’embarras du Tas envenime la crise à la FECAFOOT

Un mois après avoir prononcé la déchéance de l’exécutif conduit par Seidou Mbombo Njoya en leur donnant l’opportunité d’assurer la période intérimaire jusqu’à l’organisation des nouvelles élections, l’instance juridictionnelle basée à Lausanne s’en remet à la Fédération internationale de football association (Fifa).

Programmée pour échouer ? On en est plein dans le mil. L’enlisement de la crise à la Fécafoot s’enrichi chaque jour d’un nouvel épisode toujours un peu plus anecdotique que le précédent. Alors que les acteurs du football camerounais attendent avec impatience les dates de démarrage des championnats de première et de deuxième division bloqués depuis plus d’un an à cause des guerres égoïstes et des conflits d’intérêts entretenues par des factions en dissidence permanente, revoici l’instance sous les feux des projecteurs. Cette fois, c’est le Tas qui en remet une couche. Soit moins d’une semaine seulement après sa dernière correspondance adressée à la Fécafoot et dans laquelle répondant à un courrier de l’avocat-conseil du Comité exécutif provisoire nommé le 2 février 2021, Delphine Deschenaux-Rochat qui parle au nom de l’arbitre unique dans la crise entre la Fécafoot et la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), s’adressait directement à Albert Mbida, l’intimée (Fécafoot). Une sortie qui a laissé pantois ceux qui suivent l’actualité autour de ce sulfureux dossier.

Radicalisation

Cette fois, la lettre du Tas datant du 16 février, transpire de l’embarras, de la confusion si ce n’est du dépit. Catapultée sous les feux de la rampe suite à la sentence rendue le 15 janvier dernier dans l’affaire AS Meiganga et consorts contre la décision N° Cca/2019/0004 rendue le 11 avril 2019 par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), laquelle n’a contribué qu’à radicaliser les camps en conflit, la haute juridiction de sport veut savoir qui est président légitime de la Fédération camerounaise de football. En d’autres termes, qui de Seidou Mbombo Njoya, maintenu en fonction par la Fifa en dépit de l’annulation de son élection par le Tas et le Pr Albert Mbida, porté à la tête d’un Comité exécutif transitoire de la Fécafoot, au terme d’une assemblée générale extraordinaire tenue par visioconférence le 2 février 2021 par d’anciens membres se revendiquant de l’assemblée de 2012. Noyé donc dans un embrouillamini sans précédent, l’instance juridictionnelle basée à Lausanne veut en avoir le cœur net pour trancher. C’est là tout le sens à donner à la correspondance adressée à la secrétaire générale de la Fifa mardi dernier pour requérir son arbitrage dans ce qui est en droit d’être taxé aujourd’hui d’une affaire d’Etat.

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Organisation illégale

« Au nom de l’arbitre unique (…), au vu de cette situation confuse, et des positions contradictoires des représentants de l’intimée, j’invite la Fifa, d’ici au 26 février 2021, à apporter au Greffe du Tas toute précision quant à la situation au sein de la Fécafoot et de ses représentants élus compte tenu de l’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue le 2 février 2021 », écrit la même Delphine Deschenaux-Rochat à Fatma Samoura. La maison mère du football mondial a donc deux semaines pour se prononcer sur le plénipotentiaire de la Fécafoot en ces temps où les deux camps ne sont pas prêts à ranger les épées dans leurs fourreaux.

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De quoi en rajouter de l’huile sur ce brasier qui n’a pas fini de sacrifier le football camerounais à l’autel du népotisme et de la guerre des intérêts. Si à Tsinga on croit dur comme fer que la Fifa devrait répondre en faveur de Seidou Mbombo Njoya qu’elle a maintenu en poste pour assurer l’intérim jusqu’à l’organisation des prochaines élections, malgré l’annulation de son élection, au quartier Fouda où s’est installé l’équipe que conduit pr Albert Mbida, on est convaincu que Gianni Infantino ne ferait pas la même erreur deux fois. Ce d’autant plus qu’en offrant à une organisation illégale la gestion des affaires courantes sur une base intérimaire, on est d’emblée hors-jeu. Just wait!

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