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Politique

Cameroun: Probable alliance Cabral-Kamto pour vaincre Biya

La porte-parole de Cabral Libii, Anne Féconde Noah, a répondu à Benoit Ndong Soumhet, et a accusé le parti au pouvoir, RDPC, d’avoir infiltré les faux militants dans l’opposition, ceci pour entreprendre et fabriquer des histoires grotesques contre Cabral LIBII.

Lire la sortie intégrale d’Anne Féconde Noah, porte-parole de Cabral Libii:

Dans une correspondance attribuée à Monsieur NDONG SOUMEHT membre du comité centrale du RDPC, relayée sur le mur du président du PADEC Monsieur Jean de Dieu Momo, des propos que j’aurais tenus lors d’un échange avec un compatriote du MRC ont été cités comme une référence, pour critiquer la démarche du professeur Kamto Maurice.

J’aurais alors demandé si la victoire du professeur est tombée du ciel, quelque chose dans cet ordre que j’ai pu dire en effet, parce que nos relations avec ce parti politique n’ont pas toujours été faciles. Cependant, ayant appréhendé une tentative de manipulation et surtout d’exacerbation de tensions entre partis d’opposition, par le fait de me citer pour acculer le Professeur, il me paraît utile d’apporter une réponse à monsieur Ndong Soumeth. Elle se trouve dans les lignes qui vont suivre :

1- Le MRC n’est pas l’adversaire politique du parti camerounais pour la réconciliation Nationale, cessez de croire que vous pouvez nous utiliser pour combattre le MRC ou tout autre parti d’opposition. S’il y’a lieu de saluer une faculté dans la « force de l’expérience, c’est bien le fait d’avoir réussi à infiltrer les partis d’oppositions par des « militants » faussement zélés, afin de nourrir une haine entre les opposants perçus comme dangereux.

C’est ainsi que vos infiltrés dans le parti MRC ont entrepris de fabriquer des histoires grotesques contre le président National Cabral LIBII, pour mettre ses militants en position de devoir contre-attaquer énergiquement d’ailleurs.
La finalité de ce stratagème était d’entretenir un climat d’une hostilité injustifiée entre le président National Cabral LIBII et le professeur Kamto Maurice. Nous avons compris plus tard que l’objectif était de s’assurer que ces deux leaders charismatiques ne se rapprochent pas.

Une alliance entre les deux auraient été un point bloquant pour la pérennisation du régime d’Etoudi qui présente des signes d’épuisement depuis quelques années, mais qui ne se résout pas à passer le témoin.

La retraite serait-elle une punition ? Félicitations à la force de l’expérience sur ce point. Elle a bien appris la notion de « diviser pour mieux régner ». Il est toutefois nécessaire de repréciser une chose. S’il est vrai que chaque parti politique brigue le pouvoir avec ses objectifs propres et une démarche définie par lui-même ; et qu’en dehors du cadre d’une coalition les partis politiques n’ont pas à perdre leurs identités respectives en faveur des autres, l’adversaire de tous les opposants politiques c’est le parti au pouvoir.
En l’espèce, un adversaire qui joue avec des règles déloyales, à travers la domestication du pouvoir de l’État. Il est arrivé et il arrivera peut-être encore qu’il y’ait des divergences d’opinions et de stratégies entre leaders ou même militants des partis d’opposition, mais le parti au pouvoir n’a pas qualité à jouer les arbitres dans nos affaires.

En cas de besoin, les opposants se constitueront en bloc contre l’adversaire commun et feront le point plus tard. Les militants du RDPC qui pensent pouvoir utiliser notre démarche républicaine (pour le moment) pour attaquer d’autres opposants peuvent arrêter les frais.

Si le fait d’être républicain était une valeur ajoutée, les officines du parti au pouvoir ne mettraient pas en place des connivences pour que l’élection du président National Cabral LIBII soit attaquée. Lui-même et ses militants ne subiraient pas autant de persécutions. Les incidents du 20 Mai notamment les interdictions systématiques de défiler à nous opposer çà et là en sont la plus récente illustration. Républicains ou pas, le parti état a pour projet d’écraser toute dynamique de changement sérieuse.

Il ne sert alors à rien de feindre de nous apprécier, quand nous avons des différends avec un autre opposant, pour paraitre choqué et même jeter l’anathème sur nous, lorsque nous dénonçons les insuffisances du régime. Que celui qui apprécie tant la démarche politique du président National du PCRN Cabral LIBII, prenne une carte de membre du parti. Pour adhérer au vaste programme d’éducation citoyenne qu’il a lancé, il faut tout simplement prendre une carte de 11 millions de citoyens.

Nous soutenir dans les bagarres avec d’autres,mais ensuite voter pour le RDPC ne nous avance pas beaucoup. Nous avons eu et aurons peut-être d’autres différends, mais ils ne concernent que nous. Nous avons appris de nos dernières erreurs, dont la principale fut la non mutualisation des forces, au moins sur la surveillance des votes comme l’avait recommandé Cabral LIBII, mais j’ai l’intime conviction que nos leaders ont tiré des leçons de ce passé récent.
2- Ce que nous attendons de vous, hauts cadres du RDPC, ce n’est pas d’arbitrer les querelles entre opposants, mais c’est que vous soyez désormais courageux.

Soyez courageux en affrontant vos opposants politiques de manière loyale. Vous êtes nombreux, vous avez les moyens de l’Etat, vous même un meilleur ancrage territorial, alors battez campagne. Candidats du RDPC, faites près de 100 arrondissements en 5 mois comme le président National Cabral LIBII. Tenez des meetings jusqu’à 3h du matin parce que vous avez pris un engagement, que les populations attendent, mais que la mauvaise route a pris 8heures de temps de plus que prévu. Soyez courageux en réécrivant la loi électorale pour là rendre juste et équitable.

Le RDPC est majoritaire au parlement, si vous prenez votre courage, vous pouvez le faire, d’ailleurs la très prochaine session parlementaire est une bonne occasion pour le faire. Soyez courageux en révisant le code électoral pour que chaque candidat ait les mêmes chances de présenter ses preuves en cas de contentieux post électoral. Un code électoral juste mettra tout le monde d’accord sur les résultats des élections et nous n’aurons pas 3 présidents qui auront gagné chacun selon ses propres résultats.

Avec un code équitable, le résultat de l’élection sera transparent et il s’imposera à tous ! Pourquoi n’y a-t-il pas récemment eu de non au hold-up en France le modèle du gouvernement camerounais ? Soyez courageux en dissolvant les commissions départementales mixtes, constituées de magistrats et de fonctionnaires du Minat, qui aident le parti au pouvoir à « gagner », laissez ELECAM faire son travail librement.

D’ailleurs, dans le même élan de courage, votez une loi selon laquelle les membres d’ELECAM proviennent des partis politiques de la société civile et des OI.

La composition d’une commission indépendante doit être hétérogène, c’est le minimum Soyez courageux en fixant la période de campagne à 45 jours,et en légiférant sur le montant du financement de campagne. Ce n’est pas juste qu’il soit fixé selon la discrétion du Minat dont la neutralité est très questionnable, en sa qualité de militant du parti au pouvoir. Soyez courageux en instaurant une véritable biométrie. Le système actuel est certes appréciable, mais pas suffisamment élaboré pour produire des chiffres exacts.
Or en matière d’élections crédibles, la question des chiffres est cruciale. Soyez courageux en votant en introduisant dans le code électoral une disposition qui permet aux huissiers de justice de travailler le jour des élections, même s’il s’agit d’un jour férié.

Le 07 octobre dernier, nos représentants ont été expulsés des bureaux de l’extrême Nord, du Moungo, à Baham, à Saa, à METET et la liste n’est pas exhaustive. A METET ils ont été, non seulement sérieusement molestés, mais aussi expulsés du village. Notre camarade, une dame d’ailleurs, se cache pratiquement depuis cette date. Elle a quitté le Village, mais la persécution ne s’est pas arrêtée. Si les huissiers étaient d’office autorisés à travailler le jour des élections, nous aurions pu nous servir de nos preuves pour ester en justice.

Au sujet du code électoral, la liste des griefs n’est pas exhaustive, nous y reviendrons avec un projet de texte. Soyez également courageux en révisant les lois de 1990 sur les libertés associatives. N’est-ce pas genre de dictature qu’on pourrait qualifier de reptilienne ? Instrumentaliser les sous-préfets pour contrôler les activités des rivaux politiques c’est manquer de courage. Je dirais d’ailleurs que c’est faire preuve de lâcheté. Mais pourquoi faire preuve de lâcheté lorsqu’on a des décennies d’avance ?

En ce moment même, des élites bassas et certaines élites du grand Nord militants du parti au pouvoir, manigancent contre l’élection de Cabral LIBII à la tête du PCRN. Les démembrements de l’AT dans la région de l’extrême Nord ne savent plus à quel saint se vouer à cause des pressions. S’agissant de ces lois par exemple, Soyez courageux en définissant enfin la notion de << trouble à l’ordre public>>.

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