Société

Cameroun – Passeport ordinaire : Plus rapide, mais plus cher

Par ordonnance du président de la République, le droit de timbre sur les passeports ordinaires passe à 110 000 FCFA. La Délégation générale à la Sûreté nationale assure que le document, désormais biométrique, sera délivré en 48 heures.

Dès le 1er juillet 2021, les Camerounais vont débourser un peu plus pour se faire délivrer un passeport ordinaire au pays ou dans les représentations diplomatiques. Selon une ordonnance du 7 juin 2021 du président de la République, Paul Biya, modifiant la loi de finances 2021 « le droit de timbre sur les passeports nationaux est fixé, à compter du 1er juillet 2021 ainsi qu’il suit : délivrance, renouvellement et prorogation des passeports ordinaires : 110 000 FCFA ». Le coût de délivrance de ce passeport au Cameroun, qui était de 75 000 FCFA depuis 2016, connait ainsi une hausse de 35 000 FCFA (+31,81%). L’ordonnance n’explique pas les raisons de cette flambée, mais l’on peut comprendre que cela fait partie de la politique d’augmentation des recettes fiscales.

Il faut juste noter qu’en 20 années, c’est la troisième fois que les frais de timbre pour l’établissement de passeports ordinaires soient renchéris au Cameroun. De 30 000 FCFA, ils avaient augmenté à 50 000, avant de se retrouver à 75 000 FCFA en 2016. Selon les autorités camerounaises, ces augmentations continuelles visaient à pourvoir au gouvernement les moyens nécessaires pour moderniser et sécuriser ce document d’identification et de voyage.

Délivré en 48 heures

Un processus de modernisation et de sécurisation qui arrive à son aboutissement. La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) l’a en effet annoncé le lendemain de la publication de l’ordonnance présidentielle. Selon Dominique Baya, secrétaire général de la DGSN, le pays s’est doté d’une technologie de pointe pour que le titre de voyage camerounais soit désormais biométrique. Mais, la grande innovation sera la célérité dans sa délivrance. « Il n’y aura plus de course vers le passeport dit « express » qui n’a d’ailleurs jamais existé », souligne ce commissaire divisionnaire. Qui informe qu’en 48 heures seulement, les demandeurs dont les dossiers ne rencontreront aucun problème, pourront rentrer en possession de leurs passeports.

Le système va donc changer. Selon les nouvelles procédures, il est effectué un préenrôlement en ligne. Cela veut dire qu’à partir d’un téléphone androïde ou d’un ordinateur connecté à l’internet, le demandeur procède à l’ouverture de son dossier sur le site web de la DGSN. Il paie ensuite ses frais de délivrance par mobile money ou par carte de crédit bancaire ; et il prend un rendez-vous.

1 500 passeports par jour

Durant l’enrôlement qui s’en suit dans un centre de son choix, l’on procède alors à la vérification des pièces exigibles au dossier, la prise des paramètres (photos, empreintes et signature) et le scannage desdites pièces. Le demandeur du passeport doit aussi approuver les informations données, qui seront par la suite validées par l’agent. Et à la fin, il est remis à l’usager un récépissé. C’est au niveau de la production que se trouve tout l’intérêt de ce nouveau système. Car, insiste le commissaire divisionnaire Baya, si le document n’est pas rejeté, il est disponible en 2 jours. Si le dossier est rejeté pour une quelconque raison, le demandeur est notifié par SMS ou mail. Les autorités rassurent que le chemin de croix des usagers en quête de passeport est terminé : le nouveau système de production des passeports biométriques pourra en fournir au quotidien 1 500 en production normale, et 2 200 en production maximale.

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