Cameroun – Ngoulémakong: La transformation du manioc prend son envol

La première unité en la matière a été inaugurée vendredi dernier par le ministre des petites et moyennes entreprises.
La principale innovation de la célébration vendredi dernier, de la 6ème édition de la fête régionale du manioc à Ngoulémakong, aura été l’inauguration par Laurent Serges Etoundi Ngoa, Ministre des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), d’une Unité de transformation et de conservation du manioc dénommée Utracom. Cette autre réalisation qui vient s’ajouter à la maison du planteur et à la caisse  villageoise d’épargne et de crédit autogérée, permet à la Société coopérative des producteurs de manioc de cette localité (Socooproman), de confirmer son statut d’instrument de lutte contre la pauvreté et d’outil de promotion économique.
Spécialisée dans la transformation du manioc en tapioca bio, l’Utracom ouvre une nouvelle ère dans la construction du label manioc de Ngoulémakong, en insérant la Socooproman dans le marché sous régional et même international. Avec l’implantation de cette petite usine, les difficultés liées à l’écoulement vers les centres urbains du manioc produit par la Soccoproman n’est plus qu’un lointain souvenir. «Finies les nuits blanches sous la pluie, les longs voyages sous les bâches et les tracasseries routières», a exulté Angeline Akoa, Présidente du conseil d’administration de la Socooproman.
Pour le Minpmeesa, «Le lancement de cette unité est un exemple concret de ce que le président de la République pour son agriculture. Celle qui consiste à produire, à transformer et commercialiser dans le même bassin. Ngoulémakong qui opté pour le manioc depuis 6 ans, est un modèle que devraient suivre tous les autres bassins de production», a exhorté Laurent serge Etoundi Ngoa.
La Socooproman autrefois Fédération des unions de gic des femmes agricultrices de l’arrondissement de Ngoulémakong (Fufan), compte en son sein 1050 membres qui assurent une production annuelle de 67.000 tonnes de manioc. Cette organisation paysanne joue également un rôle important dans l’approvisionnement des marchés deb Yaoundé et Ebolowa en vivres en partenariat avec la Mirap. Bien plus grace à sa caisse villageoise, près de 40 millions Fcfa de crédit ont été octroyés à ses membres à ce jour. Mais c’est au comice d’Ebolowa en 2011, que la Soccoproman a affiché pour la première fois en mondovision, ses ambitions dans le secteur du manioc, en érigeant une pyramide de 5 mètres comportant 58.000 tubercules.
Comme toute organisation qui gère les hommes, les membres de la Socooproman sont confrontés aux difficultés liées notamment au manque de moyen de production et des semences de qualité pour améliorer la production, sans oublier l’enclavement des zones de production.

Guy Roger Mvondo

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