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Cameroun – Mouvement d’humeur: Les confédérations syndicales annoncent une action à la Primature





Un document de grève sera remis ce vendredi à Philémon Yang pour réitérer les revendications générales des travailleurs camerounais.[pagebreak]C’est par leur porte-parole que les confédérations syndicales des travailleurs du Cameroun ont laissé entendre en toute fin d’après-midi du jeudi 10 juillet 2014 qu’elles entendent mener une action ce vendredi matin. S’adressant à une poignée d’hommes de médias, Jean-Marie Zambo Amougou explique que « les syndicalistes demeurent sur l’objectif de mener des actions conformément au préavis de grève du 2 juillet 2014 ». Le président de la Centrale syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc) argue que le préavis de grève étant arrivé à échéance ce 10 juillet, les travailleurs vont mener dès ce vendredi matin des actions syndicales à travers le pays. Une forme voilée de dire que leur menace de faire grève va passer à la phase effective. Dans la foulée, tous les présidents des douze centrales syndicales qui avaient signé le préavis de grève ci-dessus mentionné seront à Yaoundé. Ils iront aux services du Premier ministère avec pour objectif de remettre au chef du gouvernement Philémon Yang ce qu’ils appellent « un document de grève ».

Les syndicalistes se disent déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications dans la mesure où le gouvernement ne les a pas écoutés jusqu’ici. Le préavis de grève adressé aux pouvoirs publics contenait deux principales revendications. La première voulait le rapport du communiqué du 30 juin sur les augmentations des prix des carburants à la pompe. La seconde exigence porte sur la mise en place d’un cadre de négociation de haut niveau, notamment un Haut conseil de dialogue social, entre le gouvernement et les confédérations syndicales des travailleurs, afin d’éplucher les propositions dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des Camerounais. C’est en fait ce deuxième point qui constitue le cœur même des réclamations des travailleurs camerounais. Le fait est que la hausse des prix des carburants a donné l’opportunité au gouvernement de tenter de brouiller les pistes. « Les centrales demeurent sur leur position car il s’agit d’un problème général et non seulement celui des transporteurs comme on veut le laisser penser », souligne en effet Jean-Marie Zambo Amougou. Qui met tout de même un embargo sur la forme de manifestation qui aura lieu aujourd’hui. On ne perd rien à attendre.

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