Société

Cameroun : Menaces de fermeture de l’Eglise Espérance de Yaoundé

Le sous-préfet de Yaoundé 1er est en voie de fermer les portes de l’Uebc en proie à une crise interne qui fait régner une colère des fidèles devenus trop menaçants.

Entre velléités successorales exacerbées et volonté occulte d’engendrer quelque scission de l’Uebc qui pourrait lui profiter, la clique de l’actuel 1er vice-président général de l’Union des Eglises Baptistes du Cameroun, ne s’offusque guère de multiplier des accusations pour mettre à mal les chrétiens à défaut de les pousser à une rébellion.

Le bouillonnement que connaît depuis peu l’UEBC n’a d’égal que les prémices de la descente aux enfers que connut sa consœur EEC récemment et entérinée par la perte de bon nombre de leaders de cette autre congrégation religieuse d’obédience protestante.

Toutefois, si l’opinion ne découvre que sur le tard les problèmes que connaît aujourd’hui l’UEBC, ceux-ci remontent à la dernière conférence générale de Yaoundé qui a porté le défunt Président Général, le Rév. Frédéric Ngoka Epounde au perchoir. Ce dernier devenu par la force des choses le candidat du compromis d’alors, va bénéficier de la confiance totale des membres du bureau exécutif au contraire de son 1er vice-président qui va alimenter plutôt une crise de leadership au point de devoir en réalité son maintien aux tractations en coulisses savamment menées par trois hommes, notamment « les Rév. Samuel Njembelle Bollanga, Ziloua et lui-même Edube pour une alliance que d’aucuns croyaient circonstancielle mais qui en réalité constituait la base d’une nouvelle dynamique articulée non plus sur les aptitudes livresques ou académiques des uns et des autres mais plutôt à leur capacité de mobilisation des masses populaires par ledit bureau exécutif au double plan de l’évangélisation et de la stabilité de l’Uebc », nous explique un chrétien proche du dossier.

Les versets sataniques

Tirés des aspirations des cœurs remplis de haine, les chrétiens dans l’ensemble évoquent les versets sataniques propagés par certains guides spirituels : «Nourrissant de sombres desseins, le rév. Edube va se désolidariser du groupe signataire de l’entente cordiale non sans faire désigner un bouc-émissaire en la personne du rév. Njembelle. Commence alors une guerre larvée entre les deux hommes, entérinée par l’éviction du rév. Njembelle de l’Eglise Nazareth Deido où il officiait alors en qualité de Pasteur en second par le rév. Edube qui va instrumentaliser pour les besoins de la cause, les anciens de cette église alors même que ces derniers n’ont ni droit et encore moins voix au chapitre », nous souffle-t-on sous l’autel de Dieul

Jurisprudence indue et inopportune

Tirant par ailleurs profit du décès du Président général, le Rév. Edube a entrepris d’accélérer l’assouvissement de son ambition successorale en enrôlant dans son escarcelle, un ex-président général devenu principal pasteur de l’Eglise Espérance de Yaoundé, le Rév. Dr Jean-Paul Ekoule Maka qui croit pouvoir revenir aux affaires à travers Edube en devenant son homme de main. Sinon, comment comprendre la similitude à ne point s’y méprendre des agissements de ce dernier à l’égard de son suivant, le Pasteur Tchikoua soumis aux mêmes restrictions imposées par le Rév. Edube au pasteur Njembelle?», s’interroge encore un groupe de chrétiens.

En effet si pour Yaoundé, on a pris le soin de maquiller quelque peu la stratégie d’ensemble en faisant intervenir Charles Ndongue, ancien de ladite Eglise, il est facile de comprendre très tôt que l’adversaire avait changé puisque pour le cas de Nazareth-Deido, le pasteur Njembelle a vite fait d’abdiquer en concédant au rév. Edube d’assouvir sa vengeance à son encontre. Ce qui ne fut guère le cas pour Yaoundé où la communauté Fulfudé qui en constitue le gros de la troupe, a pris fait et cause pour la réhabilitation rapide du pasteur Tchikoua en qui elle se reconnaissait, selon les informations recueillies sur place. Ladite communauté sociologique a dû même épuiser toutes les voies de recours procédurales en pareille circonstance, en obtenant à chaque fois le quitus de l’instance arbitrale saisie.

Intimidations et trafic d’influence

Mais loin de décourager le rév. Dr Jean-Paul Maka Ekoule et ses sbires, bien installé dans la logique du rév. Edube en s’appuyant sur Charles Ndongue qui joue des coudes et des pieds pour faire mobiliser les forces de l’ordre au fallacieux motif de ce que la communauté Fufuldé s’apprêtait à organiser des casses et des indélicatesses à l’encontre de l’institution présidentielle qui au cas où celle-ci envisagerait une sortie publique dans la capitale, se verrait refuser l’accès au tronçon limitrophe au site d’implantation de l’Eglise Espérance qui connaîtra des barricades érigées par des fidèles mécontents de la gestion faite en leur église qui soit dit en passant aura été construite par l’un des leurs, en l’occurrence le Pasteur Ousmanou quand bien même ladite église fut inaugurée par le Rév. Pasteur Simon Bolivar Njami Nwanji. Raison pour laquelle ladite communauté n’aura point donné suite aux clairons l’invitant à déguerpir l’Eglise Espérance qui selon elle est un patrimoine commun auquel elle aura par ailleurs largement contribué pour l’édification.

Non content du statu quo de fait ainsi instauré par ladite communauté, le Président de la commission discipline, stratégie et développement, Charles Ndongue a mis en jeu son double statut d’homme en tenue et proche collaborateur du Chef de l’Etat pour « mobiliser l’armée à l’effet d’encercler chacun des cultes de ladite communauté pourtant déterminée à obtenir son autonomie, non sans réitérer les accusations fallacieuses. C’en fut trop pour le commandant de la compagnie de gendarmerie de Yaoundé 1er qui a diligenté une enquête au sortir de laquelle il a compris rapidement qu’en fait d’accusations, il s’agissait plutôt d’un savant sauf-conduit pour pousser à la faute ses éléments. Toutes choses mentionnées dans le rapport circonstancié qu’il adresse au sous-préfet de Yaoundé 1er, lequel convoque les protagonistes pour une confrontation le 12 juillet 2021 au terme de laquelle il somme le rév. Dr Jean-Paul Ekoule Maka à faire tenir sous huitaine une assemblée générale à l’effet de régler ce différend intestin, faute de quoi il se verrait dans l’obligation d’apposer des scellées en ladite église afin de préserver la concorde sociale », nous informe une source proche des services de la sous-préfecture de Yaoundé 1er.

Les chrétiens attendent toujours de voir l’issue d’un conflit créé par les hommes de Dieu supposés encadrer les chrétiens.

Affaire à suivre

Alphonse Jènè

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