Cameroun: Madame la ministre, c'est le string que tu veux voir ? :: Cameroon

Marie Thérèse Abena, Ministre de la promotion de la femme et de la famille, a décidé d’aller en guerre contre ces mini-jupes qui, à son avis, ne manquent pas de toupet : elles ont le cul…ot d’exhiber des strings qui ne laissent planer aucun doute sur l’agressivité des amazones qui les étrennent à-travers des paires très controversées… Personnellement, je suis pour la sauvegarde de la morale. Mais je reste persuadée que les choses seraient plus faciles si on apprenait à poser les bonnes questions, qui, seules, peuvent apporter les bonnes réponses : pourquoi ? Quelles sont les raisons qui pourraient avoir amené les femmes, tous âges confondus, à se sentir très à l’aise dans leur string, malgré les dégâts parfois déplorés sur des zones classées Top Sensible ? Pourquoi nos femmes imposent-elles tant de torture à leur corps ? Simplement parce qu’elles se sentent dévalorisées ! Les dépravations s*e*xuelles, la décadence des moeurs, le déni de la morale, le refus de la réalité de Dieu, l’appauvrissement volontaire des masses, la confiscation des emplois, l’usinage du chômage, les pactes sataniques avec les forces des ténèbres, les sectes etc. Autant de maux qui peuvent être pris en compte. Les filles, même de bonne famille, se prostituent. Les garçons aussi vendent leur corps pour de l’argent, un emploi, une promotion etc. Dans un tel contexte, le string était le bienvenu ! C’est les fesses que tu veux voir ? Voilà ce que semblent clamer les croupes en taille basse accrochées à l’arrière des bendskinds comme des semi-remorques, bien décidées à se montrer audelà de la raie, même de l’arrêt du coeur ! Et c’est qui semble attirer nos vieux matous de la république. Le string apparaît ainsi comme un signe de libération s*e*xuelle, et de fait, une promesse de libertinage. Beaucoup de jeunes n’ont pas eu le choix. Mais, au lieu de réagir à temps, le gouvernement a laissé faire. Quand la personnalité de nos jeunes a été suffisamment pervertie et qu’on espère qu’ils retransmettront fidèlement le message qu’on leur demande tacitement de véhiculer aux récalcitrants, aujourd’hui, pour une raison ou pour d’autres non avouées, on vient emmerder le monde ! Dans ce contexte précis, le combat engagé par le Minproff avec le secours de Réné Sadi pour la répression, Ama Tutu Muna pour la cul… ture, Issa Tchiroma Bakari comme caisse de résonnance du gouvernement, est indécent. Au lieu de se pencher sur les fesses des jeunes filles, Mme la Minisitre pourrait user du sérieux qu’impose son poste pour voir où sont les vrais problèmes des femmes et de la famille : l’homos*e*xualité, la prostitution, l’inceste, la zoophilie, les viols etc. Ce nourrisson de 06 mois sauvagement violé il y a quelques semaines avait-il endossé un string à la place de sa couche en vue de séduire son bourreau ? Et cette gamine de 03 ans sauvagement violée par un adulte de 35 ans pourra-t-on dire qu’elle l’a bien cherché avec sa petite tenue scolaire ? Et le bébé volé de Vanessa Tchatchou ? Et les crimes rituels de jeunes filles de Mimboman ? Et les 09 enfants de Mouanko ! Non. On préfère reprocher aux jeunes filles d’avoir, disons-le clairement, « les fesses de l’emploi »… Combien de nos grand-mères, mamans, ou nous mêmes, n’avions pas, en notre temps, arboré mini robe, minijupe, pantalon taille basse sans choquer ? Les moeurs n’étaient pas encore saisies de folie. Si l’idée de ramener l’habillement vers la décence a du bon, c’est tout ce raffut à la recherche de la faute imbécile qui gêne, surtout de la part d’un gouvernement qui n’a jamais rien amorcé pour faire interdire des chaînes de films po*r*nos. Bientôt, on interdira aux majorettes de défiler en minijupes le 20 mai… Si cela se trouve, les dessous de cette scabreuse affaire ne sont peut-être pas à chercher dans les dessous des filles. Et si cette fixation sur les fesses des autres n’était qu’un moyen de sauver ses propres fesses sur un fauteuil ministériel ?

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