Société

Cameroun: L’urgence de moderniser la médecine traditionnelle

A l’assemblée nationale hier jeudi 25 juin, les députés, le gouvernement, les chercheurs et praticiens de cette médecine se sont concertés.

A l’issue des échanges, quelques recommandations ont été formulées, à savoir entre autres : présenter au Parlement le Projet de Loi sur la Médecine traditionnelle en instance depuis plusieurs années au niveau du gouvernement ; renforcer la plate-forme de collaboration entre le ministère de la Santé publique, le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministère de l’Enseignement supérieur et les tradipraticiens de santé ; élaborer un répertoire national des tradithérapeutes de santé ; susciter une véritable synergie et complémentarité entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle et envisager la création des Centres de santé intégrés de la médecine traditionnelle au même titre que les Centres de santé intégrés classiques placés sous la responsabilité de l’Etat ; renforcer les capacités infrastructurelles des instituts et centres de recherches institutionnels, publics et privés et de la société civile sur les plantes médicinales et médecine traditionnelle pour répondre à la nécessité de mettre à la disposition du public des médicaments standardisés, efficaces et sans risque ; développer l’industrie pharmaceutique locale pour limiter l’importation des médicaments et des consommables et intrants pharmaceutiques ; développer des stratégies de culture et de conservation des plantes médicinales ; envisager la création d’un corps de la médecine traditionnelle avec des Centres de formation officiels ou agrées.

Mais aussi d’instaurer une foire nationale annuelle de la médecine traditionnelle ; former les tradipraticiens de santé sur les bonnes pratiques de récolte, de transformation et de conservation des plantes médicinales ; développer, diffuser la pharmacopée camerounaise et améliorer son conditionnement ; intégrer la médecine traditionnelle dans le système éducatif camerounais notamment dans toutes les Facultés de médecine, de pharmacie et les Centres de formation en soins médicaux ; mettre en place un réseau de Parlementaires consacré à l’accompagnement et à la promotion de la médecine traditionnelle. Face au Covid-19, les efforts devraient être intensifiés sur la recherche épidémiologique ; la recherche pharmaceutique fondée sur la riche pharmacopée traditionnelle camerounaise, la production des vaccins, entre autres. Tout porte donc à croire que si toutes ces mesures sont implémentées, la médecine ancestrale aura le vent en poupe au Cameroun comme il en va dans certains pays en Afrique de l’Ouest, à l’exemple du Benin, du Ghana et autres.

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