Après la saison des pluies qui a ralenti les activités au chantier, les travaux de la phase 2 gagnent à nouveau en intensité.[pagebreak]Selon Charles Oumbe, l’un des cadres de Edc qui a entretenu vendredi 28 mars 2014 les journalistes sur les travaux sur le site du chantier, « l’évolution des travaux est faite sur plusieurs plans ». Il évoque « l’enrochement de la rive gauche du barrage qui est effectif et les travaux de sondages complémentaires qui se font, y compris le montage de la grue fixe qui servira pour des travaux en hauteur ». Même s’il hésite à avancer le taux de réalisation exact de ces travaux, le dossier d’information de Edc, estime globalement à près de 40 % le taux d’avancement général à la date du 31 janvier 2013. Et visiblement sur les différents sites, les travaux s’accélèrent dans la perspective de la mise en place du massif central du barrage composé essentiellement du béton compacté au rouleau (Bcr). Mais certaines composantes comme la digue de col par exemple, ont dépassé en cette période la barre des 75% de taux de réalisation. Ce niveau d’exécution aurait pu être le même pour les digues latérales en rive droite et rive gauche, n’eût été la découverte de quelques complications géotechniques nouvelles qui en août 2013, sont venues interférer sur le calendrier initial. En effet, au lendemain de la dérivation du Lom en juillet 2013, les fouilles souterraines au niveau de la fondation du barrage ont mis en lumière certains problèmes géologiques ayant nécessité de nouvelles études, puis le déploiement de moyens techniques et financiers supplémentaires.
Dénouement
Le mérite revient aux différentes équipes déployées sur le site qui sont parvenues à résoudre cette difficulté technique qui présentait des risques pour la sécurité du barrage. Entre septembre 2013 et janvier 2014, des équipes conjointes maître d’ouvrage-maître d’œuvre-Cwe avec l’appui technique de l’entreprise Geofor, se sont attelées à des opérations de traitement de haute précision sur le site, permettant aujourd’hui d’affirmer que le problème est désormais maîtrisé. Selon l’ingénieur Pges, Philippe Lindou, « il s’agissait en fait de débarrasser la fondation de couches de silt (sorte de sédiment rocheux peu résistants et instables : ndlr), de manière à rendre le socle homogène et compact ». D’où, les injections de consolidation en cours d’achèvement au niveau du barrage central et des digues latérales en rive gauche et rive droite.
Conséquence : la conception de la digue a connu quelques modifications et la nouvelle variante est désormais connue. Tous ces travaux ont une incidence sur le calendrier initial qui a dû être réajusté en conséquence sans toutefois que les délais des travaux ne soient fondamentalement bouleversés. Pour rattraper le gap, l’entrepreneur Cwe s’est engagés à faire venir du matériel en renfort depuis le Gabon pour optimiser l’effort des équipes en place et de décupler les moyens techniques du chantier. Toutes choses qui permettent au maître d’ouvrage Edc de maintenir le cap sur la mise en eau du barrage au troisième trimestre 2015. Pas de souci en général sur le plan social, environnement, sanitaire et sécuritaire, rassure notre interlocuteur.
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