Des noms sont proposés pour le remplacer Volker Finke à la tête du staff technique des Lions Indomptables. Mais ses employeurs estiment officiellement qu’un limogeage du technicien allemand n’est pas à l’ordre du jour. [pagebreak]Alors que l’enquête prescrite par le président de la République pour faire la lumière sur la débâcle de l’équipe nationale de football à la Coupe du monde Brésil 2014 tire à sa fin, Volker Finke, l’entraîneur en chef de cette équipe, n’a pas attendu les conclusions des auditions pour demander que la part des choses soit faite. A ses interlocuteurs, le technicien allemand fait savoir qu’il ne porte pas seul la responsabilité de l’échec des Lions dès le premier tour du Mondial au Brésil. Cependant, la prestation catastrophique de l’équipe nationale du Cameroun a mis sur la sellette le technicien allemand. Une partie de l’opinion publique exige son limogeage. Le débat bat aussi son plein au sein des dirigeants du football camerounais.
Interrogé sur l’avenir de Volker Finke dans le hall du Sheraton hôtel de Vitoria au soir du troisième et dernier match du Cameroun contre le Brésil, Tombi à Roko Sidiki, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football avait été assez précis et concis dans sa réponse. « Son limogeage n’est pas à l’ordre du jour », a indiqué le patron de l’administration de l’instance dirigeante du football camerounais. Adoum Garoua, le ministre des Sports et de l’éducation physique, avait également tenu un discours similaire. « Ce n’est pas encore le moment de couper les têtes. Il est très tôt pour en parler. Nous attendons les rapports pour établir les différentes responsabilités », affirmait le parton des sports.
Mais des sons discordants se font entendre. « Quand vous regarder jouer notre équipe, sans dédouaner certains joueurs, le coach a une part de responsabilité. Il a manqué de couilles (sic), il n était plus responsable de ses actes. Si je le protège c’est que je ne suis pas sérieux », analyse Etienne Tamo, administrateur sortant de la Fécafoot qui était de l’expédition brésilienne. La charge est aussi portée de manière très virulente par Soleil Nyassa, personnalité très influente à la Fécafoot. « Je ne crois plus en lui, c’est un faux type. Il a montré ses limites dans la gestion de cette coupe du monde, il doit être limogé », affirme celui qui est par ailleurs le Directeur généré du Canon sportif de Yaoundé, le club le plus titré sur Cameroun.
Courbis, Bell et Le Roy évoqués
Les personnalités du monde de football camerounais qui s’opposent au maintient en poste de Volker Finke ont tenu à mentionner dans leurs différents rapports des noms des techniciens qu’elles proposent pour succéder à l’Allemand. « Ce poste doit revenir aux entraîneurs camerounais. Il est temps de leur faire confiance tout en leur donnant les grands moyens comme on le fait avec les expatriés », réclament presque en chœur les anciennes gloires des Lions telles que Roger Milla ou Maboang Kesseack. Dans ce registre, les noms qui sont cités avec insistance dans les propositions sont ceux de Joseph-Antoine Bell, Paul Bahoken, Patrick Mboma, François Omam Biyik, Bonaventure Djonkep, Jules Nyongha, etc.
En marge de cette volonté de confier l’équipe à un Camerounais, l’on voit défiler au siège de la Fécafoot à Yaoundé et dans les locaux du ministère des Sports, des agents qui proposent les dossiers des techniciens expatriés tels que Rolland Courbis, Claude le Roy, Pierre Lechantre, Tom Saintfiet, etc. Dans un pays où les autorités ont souvent changé le staff technique la veille d’une compétition majeure, l’imminence des éliminatoires de la CAN Maroc 2015 et les élections à la Fédération camerounaise de football ne constituent pas des garanties pour le maintien en poste de Volker Finke, dont le contrat de travail court jusqu’en mai 2015. Le technicien allemand n’avait-il pas lui-même pris la succession de Jean-Paul Akono en pleine campagne des qualifications pour la phase finale de la Coupe du monde 2014.
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