Cameroun: les populations de Bafoussam soutiennent Paul Biya dans la lutte contre Boko Haram

Augustine Awa Fonka

Le vainqueur recevra 10 millions de Fcfa pour mettre son idée en œuvre. Annonce faite le 6 février 2015 à Yaoundé, au cours d’une causerie de promotion de la culture scientifique chez les jeunes.Le panel était déjà alléchant. Le Pr Rose Leke, Prix de l’Union africaine Kwame Nkrumah pour les femmes scientifiques et Rebecca Madeleine Ebellè Etamé, secrétaire général du ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) d’un côté. Et, de l’autre, plusieurs dizaines d’élèves en provenance d’établissements d’enseignement secondaire général ou technique et des étudiants des universités d’État. Du beau monde présent dans la salle des conférences du Minresi pour prendre part à une «causerie de promotion de la culture scientifique et de l’innovation au profit de la jeunesse camerounaise», rencontre organisée à l’occasion de la fête nationale du 11 février 2015.

[i]«Le but principal de ces échanges est de parvenir à une saine utilisation de la science pour résoudre les problèmes sociaux», a indiqué le Pr Rose Leke. Aussi, comme lors d’un cours magistral, l’universitaire camerounaise, dont la notoriété établie a dépassé les frontières nationales, a passé en revue vie et œuvres du chercheur français Louis Pasteur, l’inventeur du vaccin contre la rage et du processus de pasteurisation entre autres. Les exposés de l’intervenante sur la prévention du paludisme, la protection de l’environnement contre les déchets plastiques ou le traitement du paludisme chez les femmes enceintes visaient à susciter l’engouement des jeunes en général et des jeunes filles particulièrement aux filières scientifiques. Celles-ci devraient, pour cela, avoir le profile moral idéal, à savoir «la curiosité, la passion, la rationalité et l’ardeur au travail»[/i], a précisé le Pr Rose Leke.

Finalement, «la recherche scientifique n’est pas un sujet tabou pour les jeunes filles», pense aussi la secrétaire générale du Minresi. Mme Rebecca Madeleine Ebellè Etamé va droit au but, en invitant «toutes les jeunes filles à ne pas avoir peur des séries scientifiques». Le Cameroun, selon elle, a besoin d’innovations. Raison pour laquelle le Minresi a décidé, dès cette année, d’instituer un Prix de l’innovation afin d’encourager la recherche scientifique. Le gagnant de ce concours scientifique, indique-t-on au Minresi, recevra 10 millions de Fcfa pour mettre son idée en œuvre. Aucune condition d’âge, de s*e*xe, de religion et encore moins de niveau d’étude n’est exigée aux futurs postulants. De même, le projet Jeunesse innovation et science initié par le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation voudrait amener les jeunes à s’intéresser aux métiers scientifiques.

René Atangana

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