CORONAVIRUS AU CAMEROON
Confirmés
12592
Actifs
2179
Guéris
10100
Décès
313
Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Economie

Cameroun: Les chefs de famille broient du noir en plein Covid-19

En ce temps de crise sanitaire, bon nombre de parents ont perdu leur emploi. Certains sont obligés de braver les mesures barrières au risque de leur vie pour satisfaire les siens.

Dimanche 21 juin 2020 marquait la célébration de la fête des pères. C’est une fête annuelle célébrée en l’honneur des pères dans de nombreux pays. La date de la fête des pères varie d’un pays à un autre, mais la majorité la célèbre en juin. Un jour particulier où le papa est mis à l’honneur, car il est le chef de famille. Au moment où le Cameroun compte plus de 11 000 cas positifs au coronavirus, 7710 cas guéris et 303 morts, les hommes sont à
l’avant-garde de la lutte contre la maladie. Mais pour ceux ayant perdu leur emploi, la tache devient plus lourde. Celui qui est en congé technique par exemple, est obligé de se battre autrement pour subvenir aux besoins de sa famille parfois en bafouant les mesures barrières. C’est le cas de Tina Essama, ex employé dans une structure privée de la place à Yaoundé. Il a été mis en chômage technique depuis avril 2020. Depuis lors, il s’est transformé en un laveur de voiture au quartier Mvog-Mbi au lieu-dit coron à Yaoundé, question de valoriser son rôle de chef de famille.

« Depuis le début de cette pandémie, nos vies ont basculé. Moi par exemple, avant j’avais mon travail qui me permettait de vivre sans problème, je sub-
venais aux besoins de ma famille sans difficulté. Mais depuis que le chef a renvoyé certains d’entre nous, c’est la misère. Je n’arrive plus à payer les factures de la maison, ma femme vient d’accoucher de notre premier enfant, vraiment c’est dur », s’indigne-t-il. Et d’ajouter, « j’ai été obligé de trouver un petit job question de survivre en cette période de crise. Je lave les voitures à Coron, je ne gagne pas assez mais on réussit à mettre quelque chose sous la dent chaque soir. J’ai même été obligé de déménager de la maison qu’on louait. Nous nous sommes installés à Ekounou dans une chambre. Mon but principal est de mettre ma famille à l’aise ».

Lire aussi
Cameroun - Reprise des cours: Zéro cas de coronavirus enregistré un mois après

Distanciation physique

Comme lui, Serges est devenu moto taximan dans la ville de Yaoundé depuis qu’il est en congé technique. L’ancien marketiste dans une société de la place, se trouve dans l’obligation de braver les mesures barrières au risque de sa vie pour satisfaire sa famille. « Coronavirus est venu fragiliser mon rôle de chef au sein de ma famille. J’ai perdu mon travail à cause de cette maladie. Moi qui étais censé emmener ma famille à respecter les mesures édictées par le gouvernement, je suis le premier à les bafouer si je peux le dire. En effet l’activité de transport nous expose à tout type de personne. Alors du coup je ne peux pas respecter la distanciation physique. Sinon j’arbore toujours mon masque avant de sortir. Il faut bien mouiller le maillot, sinon comment je vais nourrir ma famille. Je suis marié et père de 3 enfants », argue-t-il.

Lire aussi
Non-respect des mesures contre le Covid-19 : Yaoundé entre dans la phase répressive

Nadège ANOUNGA (Stg)

Tags
Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer