L’insécurité frappe à nouveau le Cameroun. Hier soir, dans la ville de Kouoptamo située à la frontière avec les régions anglophones en crise, l’épouse du maire a été enlevée par un groupe armé se revendiquant des séparatistes « Ambazoniens« . Un événement choquant qui soulève de nombreuses questions sur la sécurité dans la région.
Un rapt en plein cœur de la ville, au vu et su de tous
Selon les témoignages recueillis, les ravisseurs ont agi au grand jour, pénétrant dans Kouoptamo vers 17h30. Sans se cacher, lourdement armés, ils ont traversé la ville pour se rendre directement au domicile du maire.
Sur place, ne trouvant pas l’élu, qui était à la mosquée, les hommes armés s’en sont pris à son épouse. Malgré ses dénégations, affirmant que son mari était en déplacement, les « Ambazoniens » l’ont kidnappée, avant de repartir comme ils étaient venus, sans être inquiétés.
Où étaient les forces de l’ordre ?
Le mode opératoire utilisé par les ravisseurs et l’absence apparente de réaction des forces de sécurité locales soulèvent de sérieuses interrogations. Comment un groupe armé a-t-il pu agir aussi ouvertement sans être intercepté ?
Contactée, la gendarmerie n’a pas souhaité commenter l’affaire. Mais d’après nos informations, aucune intervention n’a été tentée pour stopper les criminels, que ce soit lors de leur entrée en ville ou au moment de leur fuite avec leur otage.
L’épouse du maire, une cible symbolique
Au delà du traumatisme pour les proches de la victime, cet enlèvement revêt une dimension politique. L’épouse du maire de Kouoptamo n’est autre que la sœur cadette du chef supérieur de Foumbot rural, sa majesté Nji Kouotou Moubarack.
En s’attaquant à elle, les ravisseurs ont clairement voulu porter un coup aux autorités locales et traditionnelles. Un symbole fort et inquiétant quant à la détermination des groupes armés qui sévissent dans la zone frontalière avec les régions anglophones.
Que fait le gouvernement pour sécuriser les populations ?
Face à ce énième acte de violence attribué aux groupes séparatistes, la question de la protection des populations civiles se pose avec acuité. Malgré les déclarations rassurantes du gouvernement, force est de constater que l’insécurité persiste dans la région.
Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour renforcer la sécurité et stopper l’action des bandes armées qui terrorisent les habitants. Sans quoi la spirale de la violence risque de continuer à s’amplifier, fragilisant encore davantage cette zone déjà durement éprouvée.
Article rédigé par Bertrand Fotso pour 237online.com
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