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Cameroun : Le salaire scandaleux du général Semengue à la Ligue de football professionnel

Le président de cette institution sportive va désormais percevoir 2 millions de FCFA à titre de rémunération mensuelle. Au moment où les joueurs, principaux acteurs, réclament au moins 24 mois d’arriérés de salaires, à raison de 100.000 FCFA pour la Ligue 1 et 50.000 FCFA pour les pensionnaires de Ligue 2.

Alors que les footballeurs camerounais ne perçoivent pratiquement pas de salaires, situation qui irrite la Fédération internationale de football association (Fifa), qui menace de sanctions les clubs indexés, au niveau de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), les responsables se la coulent douce ! Et semblent même narguer les joueurs de 24 équipes de première et de deuxième division, qui croupissent dans une misère sans nom. 2 millions de FCFA, c’est ce que va désormais percevoir, à titre de salaire mensuel, le Général des armées en seconde section, Pierre Semengue.

Un montant qui a provoqué une levée de bouclier au sein de l’opinion publique et même de la famille des footballeurs au terme de l’Assemblée générale de la Lfpc, le 28 février 2019, à Yaoundé. 2 millions de FCFA de rémunération brute, dans la mesure où les membres de la Lfpc ont décidé de mettre un terme aux nombreux avantages financiers de cette personnalité qui préside aux destinées de cette institution depuis 2011. Le traitement du président de la Lfpc contraste malheureusement avec l’état de paupérisation des footballeurs professionnels du Cameroun, qui n’ont touché aucun salaire depuis plus de 24 mois ! Réuni en début de semaine avec tous les décideurs du football pour trouver une solution à cet imbroglio suite aux menaces de sanction brandies par la Fifa, le président de la Fecafoot a vertement critiqué le Syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc) d’avoir saisi la Fifa.

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«Cette affaire n’aurait jamais dû traverser les frontières. Elle devait rester une affaire camerounaise», a réagit dans les colonnes du quotidien Le jour, Seidou Mbombo Njoya. Pour le fils du sultan, qui feint d’ignorer la misère dans laquelle baignent les footballeurs, «les clubs qui se disent professionnels doivent respecter les engagements qui sont pris dans le cahier des charges qu’ils ont signé avec les fédérations, avec la ligue qui gère le championnat». Un championnat qu’il qualifie lui-même de «bancal». D’où la timide réaction des pouvoirs publics. Le 19 février, le ministère des Finances a, comme avance de subvention aux salaires des joueurs et encadreurs techniques des clubs professionnels, débloqué 84 millions de FCFA, soit 3 millions FCFA pour chaque formation de Ligue 1 et 2 millions FCFA pour les équipes de Ligue 2. Des sommes minables, voire insignifiantes, qui se révèlent insuffisantes pour régler les salaires sur un mois.

En 2011, lors de la création de la Lfpc, l’État a promis verser 100.000 FCFA mensuel à chaque joueur de ligue 1, contre 50.000 FCFA pour les pensionnaires de ligue 2. Les pouvoirs publics se sont engagés à supporter pour chaque club 25 personnes dont trois encadreurs techniques. Ces subventions publiques viendraient «en appoint» au salaire que chaque joueur professionnel était appelé à percevoir de son équipe. Et cela devait durer quatre années, le temps que le football professionnel prenne son envol.

L’État est à 9 ans de subvention à hauteur de 560 millions FCFA par an. Aucun compte d’emploi n’est demandé aux présidents de clubs. Leur train de vie princier, tout comme celui des dirigeants de la Lfpc et de la fédération, contraste avec l’état des footballeurs, qui crient famine.

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Jean Robert FOUDA
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