Cameroun: Le potentiel de l’artisanat mal valorisé

Ce secteur souffre d’un manque de formation, d’organisation et d’un réel problème de statut.
Aujourd’hui, les artisans camerounais qui transforment les Produits forestiers non ligneux (PFNL) à savoir les rotins, raphias, et bambous sont en pleine crise.
Ils souffrent en effet d’un manque de formation, d’organisation et d’un réel problème de statut. Or, « ils doivent savoir que se regrouper permet de mieux plaider leur cause et d’obtenir une assistance technique », a expliqué Jean Marie Sita, Coordinateur de l’ONG, Cercle d’assistants en ressource pour le développement durable (CARD). Ce dernier prenait part à un séminaire sur les PFNL dont le thème est : « l’artisanat, un outil de valorisation des PFNL pour un développement de l’économie verte en Afrique centrale ».
Du 04 au 06 novembre prochain, les intervenants dans cette activité vont essayer de trouver des voies pour la valorisation, la promotion et la gestion durable des PFNL, mettre sur pied un plan de renforcement des métiers intervenant dans cette activité, mesurer le potentiel de l’offre des produits artisanaux dans ces filières…
Mal-défini et en difficulté, le secteur artisanal est aussi touché par la commercialisation de leurs œuvres d’art. En effet, la plupart des artisans se contentent de vendre leurs produits dans les villes de Douala et Yaoundé. Pourtant, ils doivent songer à conquérir le marché national, sous régional et pourquoi pas mondial, toute chose qui passe par le respect et de certains principes. « On ne peut pas dire de façon chiffrée, mais nous sommes en train de mener une étude d’identification des acteurs intervenants dans la transformation, puis la dimension socio-économique. C’est une étude que le Programme rotin, raphia, bambou réseau PFNL/Bassin du Congo (3RBC) est en train de mener », a indiqué Jean Marie Sita.

Christian Happi

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