C’est la question qui taraude tous les esprits aujourd’hui. Après la débâcle de l’année dernière, le Président de la République est sorti de ses gongs pour exiger un sursaut patriotique. Tout le monde a cru que les choses allaient bouger immédiatement. Mais l’attentisme est d’abord venu d’en haut.
Quand tout le monde attendait le déclic salvateur par le biais d’un remaniement ministériel, aucune fumée blanche n’est sorti de la cheminée du Palais de l’Unité. C’est toujours le gouvernement indexé qui est toujours à l’ordre du jour. En bas au niveau du PM, on a aussi attendu jusqu’au mois de mai pour réagir et bombarder ce qu’on a pompeusement appelé plan d’urgence. Beaucoup ont parlé d’un
simple réchauffé des anciennes solutions et d’autres d’un vulgaire copier-coller des mesures déjà inopérantes. Mais l’opinion publique qui en voulait a applaudi. Le gouvernement a dit attendre la validation du plan d’urgence par le Président de la République. Deux mois après, toujours rien. Alors même que ce plan avait pour ambition de booster la croissance en portant à plus de 90% le taux de réalisation des projets du Bip. Ce qui est une simple illusion aujourd’hui. Comme en 2013, on va tout
droit dans le mur, car au mois de Juillet, l’essentiel des projets est encore dans les tiroirs du Ministère des marchés publics. Alors de qui se moque-t-on ? That’s the question !
Cameroun: Le plan d’urgence du gouvernement peut-il encore sauver la croissance ?





