Politique

Cameroun: L’armée neutralise la déstabilisation de la zone anglophone

Le projet terroriste des séparatistes visant à faire tenir le scrutin du 7 octobre 2018 seulement en zone francophone, pour légitimer leurs intentions, a accouché d’un cuisant revers. Voici comment.

Le chaos annoncé n’a pas eu lieu. L’enfer redouté non plus. Les séparatistes ambazoniens avaient promis de tout faire pour qu’aucune élection ne se tienne dans «leur» territoire». Une façon claire de montrer qu’ils tiennent et maîtrisent deux des dix régions que compte le Cameroun. Le 7 octobre 2018, trois hommes armés, sur une moto et qui avaient entrepris de terroriser les paisibles populations de Bamenda (Nord-ouest) en tirant sur des passants, ont été abattus après une chasse à l’homme menée par les forces de défense et de sécurité. Une réponse claire à ceux qui rêvent de partition. Lesquels, depuis lors, n’osent pas crier victoire – preuve d’un rejet, mais aussi d’une lassitude, par les paisibles populations anglophones, prises en otage depuis plus de deux ans par des aventuriers. Le risque de violences pré- et post-présidentielle a accouché d’un désaveu cinglant du public.

Au fil des mois, beaucoup ont compris les intérêts mesquins poursuivis par de présumés indépendantistes n’hésitant pas à prendre en otage, à détruire, à brûler, à donner la mort, à violer, à voler, à rançonner ceux qu’on ambitionne de diriger, ou tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Drôle de façon, de penser que l’on peut parvenir au pouvoir en marchant sur les morts, en organisant la chasse aveugle aux francophones, en agitant le spectre de la violence tous azimuts. En usant du chantage, en érigeant l’invective et le manichéisme et programme politique. En tuant l’école. Les activistes anglophones ont certes réussi à réduire la mobilité, limitant ainsi l’ampleur du scrutin présidentiel dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Mais ils ont lamentablement échoué dans leur dessein de faire élire le prochain chef de l’État par une partie seulement du Cameroun. Ainsi des départements de la Manyu et du Lebialem (Sud-Ouest), de la Momo et de la Menchum (Nord-Ouest), zones considérées comme épicentres des exactions terroristes ambazoniennes, le vote du 7 octobre 2018 a eu lieu sans encombre. Cet échec face à l’obscurantisme, les Camerounais le doivent d’abord à la détermination des populations locales, qui
n’hésitent pas à défier les menaces et à braver la psychose semée dans les esprits à travers des incivilités contre les institutions publiques, des personnes et des biens par des groupes armés séparatistes. Ils le doivent, aussi et surtout, aux forces de défense et de sécurité, qui en dehors du quadrillage sécuritaire impressionnant, sont plus que jamais dotées de moyens et équipements adéquats pour le maintien de la paix dans les zones en crise.

Défi sécuritaire

Après avoir vaincu les jihadistes de Boko Haram dans l’Extrême-Nord, l’armée camerounaise est en train de tordre le cou à la tentative de sécession et d’insurrection. En relevant ainsi le défi sécuritaire au travers de l’élection présidentielle 2018, le chef de l’État, chef des armées, Paul Biya, montre bien sa détermination à ne point marchander la paix et la sécurité. A ne céder aucun centimètre du territoire national à des aventuriers mus par des projets cyniques envers leur propre pays. Ce défi sécuritaire n’aurait jamais été rendu possible sans la coordination nécessaire des différents services de la chaîne. C’est dans ce cadre qu’il convient de saluer l’action efficace du ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense,
Joseph Beti Assomo, qui en dépit de la sa discrétion légendaire a fortement contribué dans l’accomplissement de ces nobles missions sécuritaires. Il en est de même du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qui depuis le début a récusé toute tentative de partition du pays et tient face aux Ambazoniens le discours de la fermeté. Ce succès opérationnel et synergique est aussi l’œuvre du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, et du secrétaire d’État en charge de la gendarmerie, Galax Landry Etoga. Au four et au moulin, ces personnalités ne relâchent jamais dans l’effort, surtout par ces temps de tentatives d’appels au désordre, à la désobéissance civile, voire à l’insurrection populaire initiés par certains candidats à l’élection présidentielle (Cabral Libii du parti Univers et Maurice Kamto du Mrc, notamment). Des incitations à l’anarchie qui, heureusement, ne trouvent pas d’écho favorable auprès de populations camerounaises très matures, et à la culture démocratique établie.

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Olivier Mbelle, mbelleolivier@gmail.com
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