Cameroun : La situation sécuritaire préoccupe à l'Ouest: Le proviseur du lycée de Bamenyam à Galim enlevé - 237online.com
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Cameroun : La situation sécuritaire préoccupe à l’Ouest: Le proviseur du lycée de Bamenyam à Galim enlevé

Un proviseur a été enlevé le 29 janvier dernier par des inconnus. Le gouverneur a fait le point hier.

Le contexte sociopolitique s’y prête. La région de l’Ouest paye le prix de sa proximité avec les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, au centre des
revendications séparatistes depuis 2016. Une situation qui a des répercussions sur le quotidien des populations de la région de l’Ouest. Cette partie du pays ne cesse d’enregistrer des exactions terroristes. Les habitants de l’arrondissement de Bangourain dans le département du Noun ne se sont encore remis des conséquences du passage des terroristes du 23 décembre 2018 avec comme bilan officiels plus de 80 maisons parties en fumée et des villages rasés. Le dernier acte en date de ce groupe de séparatiste est l’enlèvement du proviseur du lycée de Bamenyam dans l’arrondissement de Galim dans le département par ce groupe le mardi 29 janvier dernier bien que relaxé quelques heures après.

« Si en 2017, la région de l’Ouest ne subissait encore que des effets collatéraux de la crise anglophone, force est de reconnaitre pour le regretter qu’en 2018 cette partie du pays jadis paisible est progressivement entrée de plein pied dans la guerre même si c’est à des proportions négligeables par rapport aux deux régions anglophones avec lesquelles nous sommes frontaliers. J’en veux pour preuve de nombreuses pertes en vies humaines dans les villes frontalières à l’instar des arrondissements de Fongo-Tongo et Santchou dans la Menoua, de Babadjou et Galim dans les Bamboutos, de Bangourain dans le Noun. D’ailleurs, au rythme où vont les choses, si rien n’est fait pour arrêter cette saignée, rien ne nous interdit de croire que même la ville siège de la région à savoir Bafoussam n’en serait pas épargnée dans un avenir pas très lointain », a remarqué François Franklin Etapa, secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Ouest. « La paix a été malheureusement perturbée par la crise sociale dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dont les répercutions ont naturellement impacté notre quotidien. A ce jour, notre région héberge environ 15176 déplacés logés dans les familles d’accueil et des services religieux des 8 départements. La criminalité urbaine et rurale a connu une hausse avec 248 cas de vols, 49 cas de morts suspectes, 60 cas d’agressions, 18 cas de vols de voiture et motos, 44 cas de braquages de domiciles privés, 42 cas de cambriolages d’édifices privés, 21 cas d’assassinats, 17 cas de coupeurs de routes, 5 cas de noyades, 44 cas de découvertes de corps, 6 cas de vindicte populaire. A ces types de criminalité quotidienne, ce sont ajoutés les effets de la crise sociale dans les villes environnantes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest notamment des actes des groupes sécessionnistes », précise Augustine Awa Fonka, gouverneur de la région de l’Ouest. En 2019, les autorités sont déterminées à réduire les incursions des séparatistes.

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Aurélien Kanouo
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