Cameroun: La psychose de Boko Haram s’estompe à Maroua

Les activités reprennent progressivement dans le département du Diamaré à quelques jours de la fête nationale de l’unité.Boko Haram a attaqué samedi dernier la ville de Mokolo dans le département du Mayo Tsanaga. Les sbires de cette secte ont été repoussés grâce à la bravoure de nos forces de défense. Ces derniers, particulièrement les parachutistes de Koutaba, ont surpris dans la localité d’Achigachia dans le même département, il y a plus d’une semaine, les membres de la secte terroriste Boko Haram endormis autour du bétail volé. Ils ont été neutralisés.
Mais, les bruits des canons de la riposte de nos forces de défense ne sont pas entendus dans la ville de Maroua, chef-lieu du département du Diamaré, qui accueille ce jour le lancement officiel de la 43ème fête nationale de l’unité. Ladite cérémonie de lancement est présidée par Amadou Ali, représentant du chef de l’Etat. Le ministre de la Jeunesses et de l’Education civique, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt en prélude à cet évènement a rencontré dimanche dernier, les jeunes de la ville Maroua en compagnie du président du Conseil national de la jeunesse du Cameroun, Afessi Ngwafor.
Certes, la guerre que mène le Cameroun contre les éléments de la secte Boko Haram n’est pas encore finie. Mais, la Psychose qu’elle a créée au sein de la population de Maroua, s’estompe progressivement. Les jeunes comme les parents vaquent sans crainte à leurs occupations quotidiennes. Si le premier groupe va à l’école et dans les lieux de distraction pour jeunes, le second se rend au marché, au champ et dans les bureaux en toute quiétude.
D’ailleurs dans les 98 quartiers et les 23 cantons que compte la ville de Maroua, « les populations sont sereines », indique le Lamido de Maroua, Bakary Yerima Bouba. Et de poursuivre : « les affaires commencent à reprendre même comme c’est timide. La vie reprend parce que nous encadrons les populations dans les quartiers et dans les mosquées ». C’est dire qu’en dépit de l’impact de cette guerre sur l’économie de la région de l’Extrême-Nord, dans les marchés, l’activité a repris de plus belle.

Objets d’arts
Toutefois, dans le plus grand marché de la ville, situé dans le quartier Founangué, non loin du lamida de Maroua, au quartier Kakataré, l’ambiance est comparée à celle du marché Mokolo de Yaoundé. Les touristes comme les habitants y affluent. Par exemple au marché des arts qui jouxte ce marché, un groupe de néerlandais est surpris en train d’admirer les objets d’arts dans une échoppe. L’un d’entre eux, baraqué avec une taille imposante discute le prix d’une sculpture de la culture Bamoun, dans la région de l’Ouest du Cameroun. La même ambiance est perceptible de jour comme de nuit dans les quartiers chauds de la ville. Il s’agit de Djarma, Dougoue, Doualaré, Kongola, Pitoaré, Djarengol, Galdima, Palar, Baoliwol, Wouro-Tchede, Domayo, Kaliaoré, quartier Toupouri, entre autres. Sauf que la mesure interdisant la circulation des conducteurs de moto-taxi après 20h, est toujours en vigueur. Mais cela n’empêche pas les noctambules de circuler.
Cette sérénité observée au sein de la population vient des mesures prises par les autorités administratives et religieuses. « La ville est sécurisée. Vous pouvez vérifier les statistiques, la courbe d’insécurité au niveau des commissariats et des brigades. Elle a complètement diminué et tend même à disparaître. Nous arrivons à ce résultat grâce aux mesures prises. Nous avons mis sur pied les services de contrôle, de bouclage systématique, des fouilles. Tout ceci a découragé des fauteurs de trouble. Ils s’éloignent progressivement de la ville et ceci permet aux uns et aux autres de vaquer à leurs occupations», explique le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary.

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