Société

Cameroun: La guerre contre Boko Haram n’est pas encore terminée

Ni dans la partie septentrionale du pays, ni sur le reste du territoire national.
Cependant, les observateurs de tous bords s’accordent à reconnaître que la situation est désormais sous contrôle. On s’éloigne progressivement de ces moments de fortes turbulences d’il y a deux ans environ lorsque des hordes d’exaltés lourdement armés fondaient littéralement, tels des oiseaux de proie, sur des localités entières. Sans redouter une quelconque riposte. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le vent a résolument tourné. Au point que la peur a changé de camp. Les adeptes de Boko Haram sont si acculés dans leurs derniers retranchements qu’il ne leur reste qu’un seul recours : les attaques kamikazes, le mode opératoire généralement usité étant ces « bombes humaines » portées par des jeunes personnes endoctrinées, puis instrumentalisées à des fins criminelles. Un signe évident d’essoufflement de la part des combattants sans foi ni loi qui, hier, étaient parvenus à installer les populations dans le désarroi et la désolation. Depuis peu, la vie reprend graduellement son cours normal dans de nombreuses localités de l’Extrême-Nord, en particulier dans les départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga.
Cette nouvelle donne, à l’évidence, ne relève pas du hasard. Il s’en faut de beaucoup ! Car, en effet, la situation qui prévaut actuellement sur le terrain résulte d’une gestion méthodique, rigoureuse et efficiente de cette drôle de guerre par le chef de l’Etat. 237online.com On se souvient que pour contrer efficacement les assauts répétés de Boko Haram, le président Paul Biya a mis en œuvre un ensemble de mesures dans le cadre d’une réorganisation tactique des forces de défense et de sécurité. Toutes choses ayant conduit à une montée en puissance des hommes de devoir, d’honneur et de fidélité qui n’hésitent pas à s’engager pour la patrie jusqu’au sacrifice suprême. Un engagement au demeurant reconnu et salué par le chef des armées qui a multiplié des gestes forts à l’endroit des vaillants combattants dont certains ont versé leur sang pour défendre l’intégrité de notre territoire et préserver la vie de leurs concitoyens. Bien plus, le chef de l’Etat a su impliquer les populations contre la menace des extrémistes de Boko Haram. D’où la création des comités de vigilance dans la zone de conflit. Cette stratégie de défense populaire a permis de contenir au maximum attaques et infiltrations de l’ennemi qui profitait souvent d’une proximité linguistique et culturelle pour commettre ses forfaits.
Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord vient de remettre aux comités de vigilance de mieux en mieux structurés une aide substantielle et multiforme de la part du président de la République ainsi que des décorations. Au total donc, une synergie gagnante entre les populations civiles mobilisées et galvanisées, les forces de défense et de sécurité plus que motivées dans l’accomplissement de leur devoir et le chef des armées qui reconnaît et salue le rôle des uns et des autres. Et ce, en marge de l’implication qu’il a réussi à susciter au niveau de nos partenaires extérieurs. Lui qui, perspicace, visionnaire, a trouvé suffisamment de conviction pour leur faire admettre que, du fait qu’elle est globale, la menace terroriste appelle une riposte globale. Le message est passé. Tant mieux.

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