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Cameroun : la désillusion de toute une génération pousse à l’exil

Cameroun canada

Avoir 20 ans au Cameroun en 2023, c’est bien souvent se heurter à une dure réalité : celle d’un pays qui n’offre que peu de perspectives à sa jeunesse. Entre chômage endémique, pauvreté et manque criant d’infrastructures, le quotidien est un véritable parcours du combattant qui pousse nombre de jeunes Camerounais à tenter leur chance à l’étranger.

Le constat amer d’un internaute

Sur les réseaux sociaux, un internaute a résumé en quelques mots ce sentiment de désillusion partagé par toute une génération. « Pas de CNI, pas d’électricité, pas d’eau potable, pas de travail, pas d’argent… Le Cameroun est un pays très difficile à vivre ! » écrit-il, avant de lister tous les manques du quotidien : absence d’infrastructures de loisirs, difficultés à se loger, nécessité d’avoir un réseau pour s’en sortir…

Un bilan particulièrement sombre, qui reflète hélas le ressenti d’une grande partie de la jeunesse camerounaise. Malgré des études supérieures, beaucoup peinent à trouver un emploi stable et correctement rémunéré. Résultat : une précarité grandissante et le sentiment d’être condamné à un horizon bouché.

L’émigration comme seul espoir

Face à cette impasse, de plus en plus de jeunes Camerounais ne voient donc qu’une solution : partir tenter leur chance à l’étranger, dans l’espoir d’une vie meilleure. Un exode massif vers les pays développés (Canada, USA, Europe) motivé par la perspective d’un travail, mais aussi d’une protection sociale et de soins de santé dignes de ce nom.

Car la désillusion est d’autant plus cruelle que nombre de ces jeunes ont un très bon niveau d’études. Mais faute de débouchés au pays, ils sont contraints de mettre leurs compétences au service d’autres nations, qui leur offrent de meilleures conditions de vie. Un véritable gâchis pour le Cameroun !

Alors oui, l’émigration apparaît souvent comme la seule planche de salut pour aider sa famille et se construire un avenir. Mais à quel prix ? Celui du déchirement familial, de la précarité de l’exil et parfois même du péril en mer pour ceux tentés par l’aventure clandestine…

Il est plus que temps pour les autorités camerounaises de se saisir de cette bombe à retardement. En offrant des perspectives d’avenir à sa jeunesse, par l’emploi et un cadre de vie décent. Sous peine de voir le pays se vider de ses forces vives, happées par le mirage d’un eldorado occidental…

Par Jules Armand ONANA pour 237online.com

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