Cameroun: Issa Tchiroma Bakary informe et rassure sur l’attaque de Kousseri

La lutte contre l’insécurité transfrontalière bat véritablement son plein. Le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement, a une fois de plus réuni la presse nationale Lundi 05 mai 2014 au ministère de la communication à l’effet de tirer l’affaire au clair.[pagebreak]Le patron de la communication a réitéré la disposition du Cameroun quant à la coopération avec les pays voisins afin d’endiguer à jamais le fléau. Cet échange vient à la suite d’une vague de rumeurs de nature à ternir l’image du pays, notamment celle venant du Nigéria voisin faisant état de ce qu’une partie des 223 jeunes lycéennes enlevées dans le Nord-Est du pays (Nigéria), aurait été acheminée au Cameroun dans le but de les contraindre d’épouser des membres de la secte islamiste Boko Haram. Issa Tchiroma Bakary martèlera que « ces allégations sont dénuées de tout fondement ». Il réaffirmera par ailleurs que le Cameroun ne servira « jamais » de base arrière à des activités de déstabilisation en direction d’autres pays. Le patron de la communication ne manquera pas de rappeler à la presse camerounaise de « coopérer, de bonne foi, avec les gouvernements des pays voisins » afin de lutter efficace contre l’insécurité transfrontalière.

Au-delà de ces allégations qui incriminent le Cameroun, Issa Tchiroma Bakary lève la nuance : « Notre pays souffre de la situation sécuritaire instable qui prévaut dans certains pays ». Autre point évoqué au cours de cet entretien, l’attaque à la brigade de gendarmerie de Kousseri (dans l’Extrême-nord) dans la nuit du dimanche à lundi (04 au 05 mai) et qui selon l’information rendue publique, a fait deux morts et trois blessés. Pour le ministre de la communication, ces incidents avaient pour but premier la libération d’un suspect interpellé et mis aux arrêts depuis le 03 mai dernier. Mais Issa Tchiroma Bakary n’ira pas plus loin ; plusieurs sources nous conduisent alors à un certain Aladji Moustapha. Ce dernier a été arrêté à Dabanga le 04 mai dernier, avec dans sa voiture de marque 504, un peu plus de 100 minutions qui certainement n’avaient un but objectif. Le ministre promettra néanmoins que « d’autres informations y relatives seront communiquées à l’opinion nationale et même internationale, à mesure de leur disponibilité ». Pour peu que nous sachions, les ravisseurs étaient lourdement armés, ce qui explique les deux morts dont un adjudant chef et un gardé à vue. Plusieurs armes et munitions ont également été emportées. Ces assaillants réussiront même l’exploit de libérer l’un des leurs.
Lors de son propos, ce dernier félicitera la bravoure et l’efficacité du Groupement Polyvalent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale pour la libération des 18 otages retenus à Garoua Boulaï à l’Est du Cameroun. Pour l’heure, le secteur est ratissé, le pont qui relie Kousseri à Ndjamena bloqué, les séances de travail avec les forces de l’ordre convoquées par le gouverneur de la région se multiplient, les mesures de sécurité amplifiées, bref, la ville de Kousseri est bouclée.

Correspondance, Daniel NGOH

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