Cameroun – Présidentielle : Issa Tchiroma prêt à mobiliser la rue pour défendre “sa victoire”

Issa Tchiroma Bakary – appel à la rue après la présidentielle 2025 au Cameroun.

Le ton monte à Yaoundé ! Battu selon les premières tendances de la présidentielle du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma Bakary ne compte pas se résigner. « Cette fois-ci, le peuple ne sera pas trahi ! », a-t-il lancé devant ses partisans. Pour le président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), la seule voie possible désormais serait la rue. À ses yeux, le pouvoir prépare une confiscation du vote populaire. Une question brûle les lèvres : Tchiroma cherche-t-il à sauver la démocratie… ou simplement à sauver sa carrière politique ?

⚠️ Une stratégie de survie politique

L’homme fort de Garoua sait que cette élection était un tournant décisif pour sa survie. Son parti, le FSNC, marginalisé depuis plusieurs années, voyait dans ce scrutin l’occasion de se repositionner comme force nationale.
Mais face à un appareil d’État verrouillé, Tchiroma semble vouloir jouer son dernier atout : la mobilisation populaire.

« Nous ne permettrons plus que la volonté du peuple soit confisquée comme par le passé », a-t-il martelé, visiblement décidé à aller jusqu’au bout.
Derrière ces mots enflammés, beaucoup y voient un appel déguisé à la rue, un scénario explosif dans un contexte déjà tendu.

Un observateur politique basé à Douala confie : « Tchiroma sait qu’il n’a aucune chance juridique. Il veut créer un rapport de force dans la rue pour peser dans l’après-élection. »

🧨 Le spectre d’un soulèvement populaire

Depuis le 12 octobre, les réseaux sociaux du FSNC tournent à plein régime. Des messages appellent les Camerounais à “défendre la vérité des urnes” et à “descendre massivement pour protéger leur victoire”.
Une rhétorique qui rappelle les tensions post-électorales de 2018.

À Yaoundé, le ministère de l’Administration territoriale suit la situation de près. Paul Atanga Nji aurait déjà mis en garde contre “toute tentative de déstabilisation déguisée en mobilisation citoyenne”.
Mais du côté du FSNC, on parle d’acte patriotique : « Nous ne sommes pas dans la provocation, nous défendons la justice », assure un proche collaborateur de Tchiroma.

🇨🇲 Un climat électrique dans les grandes villes

À Maroua, Ngaoundéré et Douala, des militants du FSNC ont commencé à se rassembler “pacifiquement”, brandissant des pancartes contre “la trahison électorale”.
Des témoins évoquent une tension palpable dans plusieurs quartiers, surtout à Yaoundé où la police a été déployée près du siège du parti.

Cette agitation inquiète : beaucoup redoutent un embrasement incontrôlable.
Un sociologue de l’Université de Yaoundé I avertit : « Si la rue devient le terrain de règlement politique, c’est tout l’équilibre national qui vacille. »

En s’adressant au peuple plutôt qu’aux institutions, Issa Tchiroma Bakary parie sur la rue pour exister politiquement.
Mais ce pari risqué pourrait aussi mettre le Cameroun face à une nouvelle crise post-électorale.
Le peuple suivra-t-il cet appel… ou choisira-t-il la voie du dialogue ?

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