Les mesures de sécurité prises par Augustine Awah Fonka, lui ont valent les menaces de la part de l’organisation terroriste d’origine nigériane.
Boko Haram semble décidé à faire la peau, à toutes les forces qui osent se dresser sur son chemin. Le « couvre-feu » décrété par le patron de la région de l’Extrême-Nord, pour assurer la sécurité de ses compatriotes ne plaît pas du tout à la secte islamique nigériane.[pagebreak] Selon le gouverneur Augustine Awah Fonka, les motocyclettes ne doivent plus circuler dans son unité de commandement entre 19 heures et 5 heures du matin. Cette mesure a été prise parce que l’attaque foudroyante perpétrée, il y a quelques jours contre une Brigade de Gendarmerie, a été menée par des inconnus munis de motos. Et les soupçons sur Boko Haram. Cette nébuleuse qui a pris ses quartiers chez nous depuis quelques mois, trouve que la décision du gouverneur est de nature à briser son élan.
Les membres de cette secte qualifiée de pernicieuse par nombre d’observateurs, ont promis d’attaquer violemment les services de gouverneur si l’interdiction de circuler à moto nuitamment n’est pas levée. Cette menace est à prendre au sérieux d’autant plus que, des sources nous apprennent que Boko Haram dispose des moyens nécessaires pour frapper. La montée de l’insécurité dans l’Extrême-Nord ne cesse de donner des sueurs froides aux autorités et aux populations. L’activité économique tourne au ralenti et la région a été décrétée zone rouge pour les Occidentaux. Les multiples enlèvements des toubabs ont porté un coup fatal au tourisme. En attendant que la secte Boko Haram ne mette sa menace à exécution, l’heure est à la vigilance.
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