Cameroun – Industries extractives : Ces scandales miniers qui se déroulent sous le nez et la barbe du comité Itie :: Cameroon

Au Cameroun, de nombreux scandales miniers, ont lieu sous le nez et la barbe du comité Itie, le gendarme local, pour ce qui concerne la transparence, dans le domaine des industries extractives. [pagebreak] Geovic, Sonara, Snh, Camiron et C&K Mining Inc., sont régulièrement cités dans les colonnes des médias nationaux pour des faits liés à la gouvernance dans le secteur minier.
Au cœur des dénonciations, l’obtention des permis d’exploitation sans étude de faisabilité ; le défaut de capital et l’absence d’expertise dans un secteur d’activités déjà décrié pour son opacité.

De scandales en scandales
D’après Eugène Nyambal, un ancien conseiller de l’administrateur du FMI pour l’Afrique, après l’entrée du Cameroun dans le capital de Geocam en 2006, Geovic mining corporation a transféré aux îles Caïmans, une partie des 100 millions de dollars investis par l’Etat camerounais. Sans que le comité Itie, outil chargé de la transparence condamne les détournements.
Charles Metouck, ex-Dg de la Sonara, a signé un accord avec Glencore, ledit accord, était donnait attribution à cette compagnie, un mandat pour la négociation et l’achat des produits pétroliers sur le marché international et leur livraison, à la raffinerie camerounaise. Problème, il n’était plus dg de la Sonara, au moment de la signature de cet accord. Une fois de plus le mutisme du comité Itie Cameroun, est retentissant.

C&K Mining Inc, obtient un contrat minier et un permis d’exploitation, sans étude de faisabilité. Le contrat minier prévoit d’ailleurs, l’exploration pendant la phase d’exploitation. Dans ce cas, la barre du ridicule est franchie. Ajoutant de la confusion. Itie Cameroun, fait la sourde oreille, malgré les dénonciations des Osc.

Selon le confidentiel, Afrique-Asie d’octobre 2011, citant un membre de l’opposition coréenne, d’après une source interne au ministère des affaires étrangères, près de 18 millions de carats de diamants sont découverts, après l’exploration de mai 2009. Le gouvernement coréen, dans un communiqué, annonçait un chiffre prévisionnel de 420 millions de carats de diamants.
Interrogé sur les freins et l’absence de réactions dans la stratégie de transparence, du comité Itie Cameroun, un membre, sous anonymat nous confie « nous n’avons pas assez d’indépendance pour dénoncer. Pourtant le comité dispose des grands moyens financiers, humains, et logistiques qui font défaut aux organisations de la société civile camerounaise. Même si nous avons la volonté, pour des raisons de proximité avec certains pontes du régime, qui ont des parts dans les compagnies minières, nous ne pouvons dénoncer » souligne-t-il, insistant pour garder l’anonymat.
A ce sujet, les parlementaires coréens avaient dénoncé la présence de M. Badel Ndanga Ndinga, l’ancien ministre de l’Industrie, des Mines et du développement technologique accompagné de son épouse à Séoul, pour des rencontres avec les investisseurs coréens du secteur.
Tout comme les Osc camerounaises, reprochent à M. Jean Marie Aleokol, ancien secrétaire d’Etat à la défense de 2004 à 2007, et à la nièce de Simon Achidi Achu, ancien premier ministre camerounais, de posséder des parts dans le capital de Geovic.

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