237online.com

L'ouverture sur le Cameroun

Cameroun – Hausse des prix du carburant: Grève des taximen à Ngaoundéré

taxi





Les syndicats de ce secteur d’activité ont édicté un arrêt de travail en contestation de la mesure gouvernementale en vigueur depuis le 1er juillet courant.[pagebreak]Grève jaune à Ngaoundéré. Depuis mercredi 2 juillet 2014, il n’est plus possible de se déplacer au centre urbain de Ngaoundéré en taxi. Le trajet Ngaoundéré-Dang-Tchabal où le trafic est habituellement intense n’est pas épargnée. Et plus de 48h après cette trêve subite, les universitaires, étudiants et les commerçants trinquent. « Il m’a été impossible de me rendre à l’Université cette mi-journée (2 juillet, Ndlr). Mon programme est dans l’impasse», s’est plaint un enseignant à la Faculté des Arts, lettres et sciences humaines (Falsh). Même galère chez Issa Mohamadou, un commerçant dont les denrées (périssables) n’ont pas pu être livrées à temps à Tchabal. « On va faire comment maintenant avec toutes ces augmentations du prix du carburant (…) Nous les commerçants on a commencé à enregistrer des pertes énormes. Mon client a dû annuler ma livraison parce que je n’ai pas respecté les délais », a-t-il laissé entendre. C’est qu’à l’annonce de la hausse des coûts du carburant à la pompe, les syndicats de taxi se sont concertés à Ngaoundéré.

Au sortir de leur réunion dite de «riposte», ils sont convenus de la hausse du prix de transport entre Dang, Ngaoundéré et Tchabal. «Il n’est plus question que les tarifs restent inchangés. Soit on augmente les prix, soit on arrête de travailler comme on le fait maintenant», peste Mouhaman Bello. Les plaintes des usagers ont contraint le délégué régional du commerce de l’Adamaoua à initier des négociations avec les grévistes. Il n’en a rien été. Même l’arbitrage du préfet de la Vina a accouché d’une souris. Les taximen toujours en grève exigent maintenant un arrêté du gouverneur, officialisant « également la hausse du prix du transport en taxi». Cette revendication est partagée par les promoteurs des principales agences de voyages qui n’écartent pas d’autres mouvements d’humeur.

Les mototaxis dans la danse
Jusqu’à l’après-midi de mercredi, l’on croyait la grève limitée au secteur des taxis jaunes. Que non ! Une meute de conducteurs de motos a littéralement investi la place de l’indépendance de Ngaoundéré, lieu de commémoration des grandes cérémonies officielles. Entre vrombissement, jurons et cris, les uns ont trouvé du souffle pour débiter leurs revendications : «Nous exigeons l’augmentation des tarifs dans le centre urbain, du centre urbain pour la périphérie et un tarif de nuit ». En d’autres termes 150 et 200 Fcfa pour les petites distances dans la ville, 250 à 300 Fcfa pour la périphérie et à partir de 300 Fcfa pour la nuit. Les manifestants ont du reste organisé un petit défilé motorisé sur le lieu de la manifestation. L’intervention de l’Esir a dissipé ce qui aurait pu dégénérer en scènes de violence. «Nous partons mais on va revenir manifester. Ceux des taximen qui vont essayer de nous trahir seront arrêtés et tabassés correctement», promet un moto-taximan. Face à ces menaces de trouble à l’ordre public, les autorités administratives sont sur le qui-vive. Des réunions de sécurité se multiplient. La grève des taxis elle n’en démord pas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *