Société

Cameroun – Frayeur à Bertoua : Un militaire saccage une banque

Identifié comme un déséquilibré mental, ce dernier a utilisé des cailloux pour casser les vitres et le guichet automatique de l’agence SCB avant d’être maitrisé.

Les faits se sont déroulés ce samedi 30 janvier 2021 à l’agence SCB située en plein cœur de la ville. Reconnu comme un sergent-chef en service au 11ème Bataillon d’Appui de Bertoua, Mekinda Biwolé, s’est rendu dans cette banque peu avant midi, pour faire un retrait de son salaire. Pourtant, selon nos investigations, il avait déjà retiré ledit salaire et le crédit qu’il avait obtenu de la banque, en faisant plusieurs retraits dont les plus importants ont été effectués à partir de Yaoundé. « Comme plusieurs militaires ayant fait la guerre, il est souvent perturbé et très souvent quand il ne peut pas faire un retrait, il devient violent », renseigne une source. Donc, très souvent, les vigiles le laisse entrer quand il semble calme et serein. Or, ce samedi, l’homme est arrivé très perturbé, avant d’être rejoint par son neveu avec qui il a d’ailleurs engagé une bagarre devant la banque en question.

Selon les témoins de la scène, « le vigile de la banque l’a prié de se calmer et son neveu est entré dans l’agence pour essayer de vérifier ses comptes. Entre temps, l’homme en tenue a fait semblant de s’être calmé en s’éloignant. Mais contre toute attente, affirment nos sources, il a ramassé des pierres et cailloux pour revenir à la charge commettre son forfait. « Avec nos vitres hyper blindés, le bruit des cailloux était semblable à la déflagration d’une bombe ou d’une arme à feu ».

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Aussitôt informés, les éléments du commissariat de sécurité public du troisième arrondissement situé juste en face, sa hiérarchie militaire et sa famille sont venus le récupérer pour le conduire en lieu sûr. Bilan des dégâts, les éclats des vitres cassées ont causé de légères égratignures à un client qui a immédiatement été pris en charge par la direction générale de la banque. Au final, plus de peur que de mal.

Ange-Gabriel OLINGA BENG

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