Depuis l’enlèvement de deux prêtres Giampalo Marta et Gianantonio et de la religieuse Gilberte Bussière enlevés dans la nuit du 4 avril dernier par des hommes armés, le pape François reste attentif au déroulement des enquêtes.[pagebreak]Il appariait sans aucun doute, que l’enlèvement des trois serviteurs de l’Eglise catholique ne laisse pas indifférent le souverain pontife. Depuis l’annonce de ce rapt, Rome garde les yeux ouverts sur le dénouement de l’histoire. A cet effet un communiqué a été publié, faisant état de ce que le très saint père reste en prière constante pour le Cameroun et surtout pour les trois otages. En outre, le même communiqué indique que le Saint père invite le gouvernement camerounais à trouver une ‘ solution «rapide et positive» pour abréger les tensions occasionnées par cette situation.
Pour le moment il est difficile de savoir si les otages et leurs ravisseurs sont toujours en terre camerounaise, cependant, les premières mesures ont été prises juste après le constat de l’enlèvement, selon des sources officielles. Les trois personnes ont été enlevées dans la même région que la famille Moulin Fournier et le père Georges Vandenbeusch et vraisemblablement par les mêmes ravisseurs.
Malgré le silence de Boko Haram qui n’a jusqu’ici, pas revendiqué cet autre enlèvement, Rome reste confiant et donc en contact permanent avec La nonciature apostolique à Yaoundé. Les appels incessants venant du Vatican mettent dès lors Yaoundé sur des charbons ardents. Il devient important de retrouver les trois otages rapidement et surtout en bonne santé. L’insécurité dont fait montre cette partie du pays est causée par la secte islamique Boko-Haram, entraîne des conséquences alarmistes sur la stabilité de l’essor touristique au Cameroun et surtout sur le plan diplomatique.
Enlevés dans leur paroisse de Tchère dans l’Extrême-Nord, les deux prêtres sont de nationalité Italienne et la religieuse elle est Canadienne. Le Père Giampaolo Marta avait à ses actifs bans au Cameroun. Quant au père Gianantonio Allegri, il avait quitté le Cameroun en 2002 pour y revenir en 2013.
Et les deux étaient en charge du centre pastoral de Tchère. Membre de la congrégation Notre Bussière est installée au Cameroun depuis 1976. Elle a beaucoup œuvré dans le social, notamment dans l’éducation. Son état de santé déjà critique est ce qui inquiète le plus les membres de sa congrégation car elle est âgée de 74 ans.




