Cameroun: Elle tue son copain à coups de couteau à Douala

Lovelyne Antiwarra aurait mortellement poignardé Stéphane Tankeu au cours d’une vive dispute, dimanche dernier.
Le corps sans vie de Stéphane Tankeu gît à la morgue de l’hôpital Ad Lucem de Bonamoussadi depuis dimanche dernier vers minuit.
La dépouille de ce jeune âgé de 27 ans y a été déposée par Lovelyne Antiwarra, sa copine, accusée de lui avoir ôté la vie à l’aide d’un poignard. L’infortuné a en effet été atteint à la poitrine quelques heures plus tôt, vraisemblablement vers 19h.
Après avoir déposé le corps à la morgue, Lovelyne Antiwarra se rend au commissariat du 12ème arrondissement de Bonamoussadi, où elle donne sa version des faits. Elle taxe notamment le père de son enfant de voleur. La suspecte déclare avoir reçu ce jour-là, à son domicile, la visite de Stéphane. Il serait allé voir sa compagne et leur fille avec qui elle vit en Europe – elle séjourne au Cameroun depuis une semaine. Au cours de cette visite, une vive dispute éclate entre les deux tourtereaux. Et, d’après Lovelyne, d’origine congolaise et naturalisée française, au cours de la dispute, elle crie « au voleur ! ».  Des cris qui ameutent une foule qui fait irruption dans la maison et le battent à mort. Aux environs de 3h, la famille et les amis du défunt seront alertés par la morgue pour venir identifier le corps.

Incrédules, ceux-ci vont mener leur propre enquête.
Descendus sur les lieux du crime, les voisins de Lovelyne diront n’avoir pas été informés de la présence d’un bandit dans leur quartier cette nuit-là. « Les gens du quartier de cette fille et même sa voisine nous disent qu’ils n’ont entendu personne crier « oh voleur ! ». Donc, il n’y a pas eu de vol. Elle l’a assassiné et a voulu se blanchir en allant se dénoncer », fulmine, toute effondrée, une amie de la victime. Sur place, ils reçoivent l’avis d’un croque-mort sur les probables causes du décès de Stéphane Tankeu. « Son oncle nous disait que, vu la manière dont il s’est vidé de son sang et la manière
dont a été logé le couteau, il était impossible de l’emmener à l’hôpital pour le sauver », poursuit-elle.
Et c’est à la suite de ces enquêtes des proches de la victime qu’elle avouera avoir poignardé Stéphane, le père de son enfant, et qu’il n’était pas un bandit. Interpellée par les éléments de la Direction régionale de la police judiciaire (Drpj) du Littoral, lundi dernier, Lovlyne Antiwarra est conduite en cellule et est placée en garde à vue jusqu’à présent pour répondre des conséquences de son acte.

Brondon Ngando

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