Cameroun élections à la Fecafoot: Joseph Antoine Bell, le candidat de la Renaissance

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L’ancien gardien de but des Lions indomptables, actuel éditorialiste à Africa24 a annoncé sa candidature, mais relève déjà des incongruités du code électoral.[pagebreak]A quelques semaines de l’assemblée générale qui élira une nouvelle équipe dirigeante de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) le 29 novembre prochain, l’ancien portier des Lions indomptables, a annoncé sa candidature au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Hilton de Yaoundé, hier, 09 novembre. Après son éviction à la course, en 1996, pour la présidence de l’instance faîtière, dont le siège se trouve à Tsinga (Yaoundé), Joseph Antoine Bell (Jab), qui avait juré se retirer des affaires du football au Cameroun, refait surface contre toute attente. «Depuis deux ans, des gens, même ceux qui ne sont pas dans mon  répertoire téléphonique, ne cessent de me rappeler qu’il est temps que je fasse quelques chose pour que tous ceux qui aiment le football, se l’approprient», a-t-il révélé.

Le programme d’action de Jab, au cas où il serait élu, repose sur le triptyque «Organisation, financement et promotion». L’organisation va du football à la base, au football de haut niveau, en passant par le football féminin et le football vétéran. En fait, Joseph Antoine Bell voudrait maintenir les jeunes au pays et ne plus croire que l’eldorado c’est l’Occident. «De tous ceux qui s’en vont à l’aventure, vous voyez à peine deux qui réussissent à émerger. Le reste est dévoré par la mer !», a-t-il déploré.

Le financement est un autre atout qui milite pour lui. Contrairement aux habitudes des gestionnaires qui se sont succédé à la tête de la Fecafoot, Jab fait savoir que l’argent de la Fifa ne serait que subsidiaire pendant de son mandat (quatre ans). Il espère donc miser sur la coopération avec les entreprises pour financer le football  au Cameroun. «Et dès demain (ce lundi, Ndlr) à Douala, je vais rencontrer les entreprises», a-t-il promis. Et au niveau international, le vice-champion de France en 1990 et finaliste de la Coupe de France (1987) compte mettre son carnet d’adresses en valeur pour décrocher les sponsors qui injecteront de l’argent dans le football camerounais. «Contrairement aux autres candidats, je suis sûr de trouver des sponsors dans le monde. La coopération va beaucoup nous apporter», s’est-il félicité.

La promotion du sport concerne au premier chef les infrastructures. Et pour l’éditorialiste de la chaîne de télévision panafricaine Africa24, «aucun chef d’État au monde ne dort en passant aux infrastructures. Il revient aux dirigeants du football de construire des stades.» Là aussi, l’auteur de «Vu de ma cage» (paru en 2011) maîtrise son élément, de par la notoriété dont il jouit à l’international.

Si Joseph Antoine Bell revient au football camerounais avec une besace pleine de victuailles, le doute plane tout de même quant à sa victoire au soir du 29 novembre prochain, à cause du code électoral qui est déjà verrouillé. Il se trame dans l’opinion que Tombi A Roko, le secrétaire général de l’ancienne équipe dirigeante de la Fecafoot sous l’ère du président Iya Mohamed (actuellement en prison à Kondengui pour sa gestion de la Sodecoton en tant que Dg) s’apprête à annoncer sa candidature à la présence de la Fecafoot. «Si la Fifa a pu mettre la Fecafoot sous régime de la Normalisation, c’est parce qu’il y a eu des choses anormales. Il n’est donc pas concevable qu’après la Normalisation, on se retrouve encore avec des gens anormaux !», a fait observer le meilleur gardien africain du siècle (1999). Toute chose qui laisse croire qu’au cas où on aurait des anciens dirigeants à la tête de la Fecafoot au soir du 29 novembre prochain, le football camerounais ne serait pas sorti de l’auberge.   

André Théophile Essomé   

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