Cameroun – Divination : Guy Parfait Songuè prédit la mort de Paul Biya

Dans une interview qu’il a accordée à nos confrères d’Afrik Inform le 30 janvier 2018, l’enseignant d’université et par ailleurs autoproclamé « apôtre de jésus Christ », a prophétisé avec acuité la mort du président de la République parce que, justifie-t-il, ce dernier serait resté indifférent suite à son appel lancé il y’a quelques temps.
C’est une annonce qui fait froid dans le dos depuis qu’elle a été relayée sur les réseaux sociaux il y a quelques jours. Alors qu’il y a quelques temps encore l’apôtre demandait au président de la République de se rapprocher de lui afin qu’il lui dévoile les différents pièges qui sont tendus à son endroit et lui apporter toute la protection nécessaire pour les éviter, le président n’a visiblement pas répondu à cet appel.
Maintenant que le Cameroun subit des troubles récurrents dans certaines régions et que le gouvernement se trouve submergé par des pressions, et des paniques en tous genres, parce que ne connaissant ni les véritables auteurs ni les causes de ces troubles, Guy Parfait Songue n’a pas loupé l’occasion d’annoncer une fin tragique au chef de l’Etat. D’après son interview publiée sur le site Afrik Inform mardi 30 janvier 2018, l’enseignant d’Université et désormais « apôtre de Jésus Christ » a fait savoir que l’homme qui tient le gouvernail du bateau Cameroun depuis 35 ans, n’a aucune chance d’être président de la République en 2018.

Crise anglophone
« Paul Biya n’a pas fait ce que je lui ai demandé de faire et ce que j’ai déclaré va lui arriver. C’est-à-dire s’il ne fait pas ce que je dis, nous (mon père jésus christ, tout l’armement que nous avons mis autour de lui pour le garder vivant en attendant qu’il parte, et moi qui suis un instrument de guerre, qui ai connaissance des véritables ennemis qui sont les siens) allons le lâcher, et il va finir de la plus mauvaise façon», lâche-t-il sans coup férir. Et d’ajouter, « je suis la seule personne sur cette planète qui sait quels sont les gens qui veulent le tuer, quels sont les gens qui financent Boko Haram au Cameroun, quels sont les gens qui financent le désordre dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest et quels sont ceux qui ont préparé les attentats contre le peuple ». D’après l’homme de Dieu, ceux qui veulent remplacer le président veulent le faire le plus cruellement possible. Leur objectif c’est de tuer le maximum de Camerounais pour augmenter leur puissance grâce aux sacrifices de sang et ensuite prendre la relève. Les personnes qui veulent le tuer sont toujours autour de lui. « Puisqu’il a fait la têtutesse, il va subir l’autorité de Dieu » ajoute-t-il.

Condescendance
C’est quand même curieux de constater que ces déclarations se font au moment où, suite à l’arrestation et au transfert pour le Cameroun de Ayuk Tabe et ses 46 lieutenants le 29 janvier dernier, il se propage dans les réseaux sociaux une information selon laquelle l’ancien président de la République virtuelle « d’Ambazonie » serait prêt à dénoncer toutes les pontes du régime qui le soutiendraient financièrement dans son entreprise.
Guy Parfait Songue est un politologue qui a enseigné dans les universités au Cameroun avant d’être désavoué pour non présentation de ses diplômes de licence et de master par la Chancellerie des Ordres Académiques du Cameroun. En plus d’être enseignant d’université, il est aussi chercheur, conférencier en développement personnel, et depuis quelques mois « général de Dieu au Cameroun » sur les 7 généraux que Dieu compterait en Afrique, selon ses propos.
Dans plusieurs émissions d’entretiens et de débats télévisées, où il a été invité, celui que certains observateurs de la scène religieuse qualifient désormais de « mythomane » a tenu des propos plein de condescendance à l’égard de Paul Biya, président de la république du Cameroun. Selon les sources du Messager, ces déclarations publiques de l’homme supposé de dieu n’ont fait jusqu’à ce jour l’objet d’aucun intérêt de la part des services spécialisés dans la vérification de certaines déclarations. Que comprendre dans un pays où la police judiciaire est souvent si prompte, comme l’a montrée l’affaire Ngangang, à sauter sur toute déclaration un peu osée auprès d’une certaine opinion au sujet du Chef de l’Etat ? Affaire à suivre, manifestement.

Rostand TCHAMI

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