Cameroun – Défilé du 20 mai 2019: Jean Claude Tsila, préfet du Mfoundi met en garde les militants du SDF – 237online.com
Politique

Cameroun – Défilé du 20 mai 2019: Jean Claude Tsila, préfet du Mfoundi met en garde les militants du SDF

L’autorité administrative veut interdire toute initiative des militants du Social Democratic Front lors du défilé civil.

Le Cameroun célèbre le 20 mai prochain, sa 47e fête nationale. Un évènement qui sera marqué, comme à l’accoutumé par un grand défilé militaire et civil au Boulevard du 20 mai en présence du président de la République, Paul Biya. En prélude à cette célébration, des réunions préparatoires se tiennent à Yaoundé.

Le préfet département du Mfoundi Jean Claude Tsila, par ailleurs président de la commission du défilé civil des partis politiques a ainsi présidé, le 23 avril dernier, une rencontre avec les responsables des partis politiques. Au cours de cette réunion, Jean Claude Tsila s’en est pris aux militants du Social Democratic Front. Il a «reproché aux militants de ce parti d’avoir agi comme des sauvages en passant torse nu, en mondovision et faisant honte au pays», apprend-on dans les colonnes du quotidien Le Jour en kiosque ce 3 mai 2019.

«Il a aussi interdit toute photo, excepté celle du président Biya. Il en est de même des chants et banderoles sauf ceux de Biya et insiste que son poste de préfet du Mfoundi est politique et il ne risque rien. Nous avons été convoqués avec d’autres partis politiques. Nous n’allons pas nous laisser intimider car, c’est notre devoir», précise Emmanuel Ntonga, le président régional SDF du Centre, joint au téléphone par notre confrère.

On se souvient que le 20 mai 2018, les militants du SDF avaient défilé torse nu devant la tribune présidentielle, pour exprimer leur indignation face à «l’incapacité du gouvernement à gérer la crise dans les deux régions anglophones du Cameroun».

Le bureau régional du Centre du parti de Ni John Fru Ndi signale «avoir reçu des agents de services de renseignements de la DGRE au siège social. Ils venaient comprendre les mobiles de leur acte. L’objectif de ces agents était de savoir comment le Sdf a fait pour réussir à passer devant le Chef de l’Etat avec les slogans collés sur les ventres. Sur place ce jour-là, plus de 400 agents de renseignement étaient chargés de faire la fouille. Il était reproché aux militants du Sdf d’avoir brandi des messages hostiles au gouvernement. A l’attention du président de la République, ils ont porté les messages suivants «how many people Biya go kill?», «le temps du dialogue est arrivé», «stop killing our brothers and sisters», «le vrai dialogue maintenant», rappelle Le Jour.

Un an après, les réponses attendues n’ont pas produit les résultats escomptés. Les responsables du parti dans la région du Centre ne comptent pas baisser les bras. Ils annoncent des actions lors du prochain défilé. «Nous monterons d’un cran. Ceux qui ont choisi la voie du statu quo seront les seuls responsables», précise Emmanuel Ntonga dans un communiqué publié le 2 mai dernier.

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