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Société

Cameroun – Crise Anglophone: Malgré la levée du couvre-feu, la vie peine à reprendre à Bamenda

Le gouverneur de la région du Nord-Ouest, a levé il y a trois semaines, l’ensemble des restrictions qui avaient été imposées.

Le 28 novembre 2018, le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique avait décidé de restreindre la circulation des personnes, des biens, des véhicules, des engins à deux roues dans son unité administrative ainsi qu’en direction de celles voisines. Des restrictions à la circulation nocturne avaient également été imposées aux populations, de 21h à 6h.

Près de 8 mois après, précisément le 14 juin 2019, le patron de la région du Nord-Ouest a levé l’ensemble des restrictions qui avaient été imposées aux personnes et aux biens. Trois semaines après cette décision, «la sérénité n’est pas revenue…Les gens ont toujours peur», relève le quotidien Le Jour dans son édition du 10 juillet 2019.

«…le mardi 9 juillet 2019 était journée ville morte à Bamenda. Comme la veille lundi, désormais inscrits dans les mémoires comme un jour où on se terre à la maison. Il en est ainsi chaque fois qu’il est annoncé que les leaders sécessionnistes, Ayuk Tabe et les siens, doivent se rendre au tribunal. Ceux qui ne veulent pas rester chez eux doivent faire avec des tirs sporadiques qu’on entend ici et là, à divers endroits de la ville, sans savoir exactement qui en sont les auteurs», peut-on lire

Dans cette édition, le journal rapporte également les témoignages de quelques habitants de la ville de Bamenda. «…A partir de 18h, il n’y a plus que quelques courageux dans la rue. C’est comme si un nouveau couvre-feu, cette fois géré par les rebelles, a été institué. Ce sont eux qui sont dehors maintenant. Et tant pis pour les noctambules», soutient Jonas Njio, un retraité.

Pour Jude Tabifor, un autre habitant de la ville «qui a été obligé d’aller enterrer un des siens récemment dans le Ngoketunjia», la mobilité en direction des départements environnants demeure incertaine. «Il m’a fallu deux jours pour trouver quelqu’un de convaincu qui pouvait m’accompagner à Ndop. La situation n’est toujours pas bonne», affirme-t-il.

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