Politique

Cameroun – Code électorale : l’Église catholique et l’UA appuient sur déranger

Les deux entités présentes sur le terrain lors du double scrutin dernier, demande la refonte du code électoral, entre autres.

Le code électoral est le talon d’Achille ou le ventre mou de la démocratie camerounaise, n’en déplaise aux « chasseurs de prime », qui sous la cagouille de patriote, soutiennent l’imposture et la forfaiture. Quoi qu’il en soit les observateurs tels que la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun et l’UA, pour ne citer que ceux-là, ont pu s’en rendre compte, lors du récent scrutin couplé. À l’issue de cette consultation régionale, elles ont fait quelques observations et formulées une série de recommandation, pour l’amélioration du système électoral.

La Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC) à travers son président Monseigneur Abraham KOME a rendu public un rapport sur le double scrutin du 09 février dernier. L’église catholique dit avoir déployé 262 observateurs dans 46 départements. Elle aurait souhaité en déployer 313, mais compte tenu de l’insécurité qui sévit dans les deux Régions anglophones, elle s’est abstenue. En outre elle déplore cette insécurité qui persiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest 5 mois après le grand dialogue national. Par ailleurs, la conférence a noté une faible participation des électeurs dans la plupart des bureaux de vote couverts. Par conséquent, la CENC, demande une réforme du code électoral.

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L’Union africaine recommande également la réforme du code électoral. Dans son rapport sur les élections municipales et législatives rendu public il quelques jours, l’organisation Panafricaine souhaite «la relecture des textes sur les élections, l’adoption d’un cadre de dialogue et de concertation entre tous les acteurs afin d’instaurer la confiance dans les processus électoraux ; le renforcement de l’organe de gestion en les conformant avec les dispositions de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ». La mission de L’UA qui a observé le double scrutin dans 176 bureaux de vote dont 79% en zone urbaine et 21% en zone rurale indique qu’il y’a eu  » une faible affluence  » des électeurs dans les localités qu’elle a couvertes. Par contre 87% de bureaux de vote étaient couverts par une « présence discrète » des forces de maintien de l’ordre.

Pire encore le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, l’ancien 1er Ministre Nigérien révèle que l’organe chargé des élections Elecam reste tributaire du pouvoir en place. Il a affirmé lors de son point de presse que les policiers ont voté dans un bureau de vote alors qu’ils n’y étaient pas inscrits. Il a également dénoncé la caution de 1 millions pour les élections municipales qui ne donne pas une égalité de chance à tous les camerounais.

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