Cameroun: Biya va-t-il aller inhumer sa belle-mère à l’Ouest ?





Le cabinet civil de la présidence de la République a confirmé par un communiqué officiel la nouvelle du décès de la belle-mère du chef de l’Etat. Mettant ainsi fin à ce qui était encore une rumeur qui a essaimé quelques heures plus tôt la ville de Yaoundé.[pagebreak] Surtout qu’en mi septembre 2014 une rumeur l’avait tuée avant d’être démentie. On y apprend que Rosette-Marie Mboutchouang née Ndongo Mengolo, est décédée Afrique du Sud, où elle avait été évacuée quelques semaines plus tôt. C’est le Couple présidentiel et la mairie Rdpc de Bangou qui portent depuis hier le deuil.
Agée de 60 ans, elle avait été reconduite pour une deuxième mandature à la tête de l’exécutif communal de Bangou. Un an après la brillante élection de la liste Rdpc aux municipales du 30 septembre 2013, elle va s’éteindre en laissant orpheline une commune qui l’avait adoptée aussi bien par les liens de mariage qu’à travers une confiance indéfectible que lui ont faite les populations de cette localité. Faisant ainsi taire toutes les querelles et les rivalités qu’ont connues les autres communes gagnées par le Rdpc du fait des rivalités et batailles internes.

Car une unanimité s’était faite autour de sa personne pour ce qu’elle pouvait apporter à sa belle-famille. Effectivement le bilan de sa première mandature, aux commandes de la mairie de Bangou a été reconnu positif. Elle a pu grâce à sa posture de belle-mère du chef de l’Etat, permettre à cette mairie de mobiliser près de 15 milliards de F Cfa de différents ministères, pour la réalisation de plusieurs chantiers de désenclavement de ladite commune tenant de l’aménagement des routes, de l’hydraulique et l’électrification rurale, ainsi que de plusieurs autres réalisations. Mais, pour cela, les populations ont aussi du essuyer quelques uns de ses caprices.

Notamment ses absences prolongées à la mairie et la délocalisation de l’ensemble de l’exécutif municipal pour Yaoundé où elle séjournait la majeure partie de son temps lorsqu’elle était au Cameroun. Ce qui a suscité cette interpellation sur fond de supplications du préfet du département des Hauts-Palteaux, Luc Ndongo, qui lui demanda de rectifier le tir, lors de son installation il y a près d’un an, comme maire de la Commune de Bangou où elle succédait à elle-même.

Une situation qui a favorisé la prolifération dans cette commune des faux actes de naissance. Toutefois si son oeuvre a été immense à la tête de cette commune, il reste que cette commune était loin d’être sortie de son désenclavement. Ce qui augurait encore pour cette autre mandature qui arrive à peine à sa première borne, des chantiers énormes. Tant, il lui était reconnu d’avoir la volonté de contribuer au développement de cette commune. Malheureusement, elle n’aura pas eu le temps durant la mandature en cours de renverser la tendance de la plus grande récrimination qu’on lui faisait, sa présence, mais aussi de mettre en exécution le programme pour lequel, elle a été élue.

Ceci à cause de la maladie qui commençait à la ronger et qui l’avait immobilisée à Yaoundé, et suivie par une évacuation sanitaire en Afrique du Sud, où elle va s’éteindre, laissant derrière elle une famille éplorée, et un énorme clan de personnes qui lui faisaient allégeance afin de bénéficier de son entregent soit pour trouver une passerelle dans le sérail afin d’obtenir une nomination, soit pour jouir d’une protection potentielle pour ceux engagés dans divers businesses.

Biya va-t-il aller inhumer sa belle-mère à l’Ouest ?
C’est ainsi qu’elle était sans apport aucun, nommée administratrice de plusieurs sociétés avec des parts d’actions qui oscillaient entre 2 et 10%. Mais, celle que plusieurs personnalités de la République appelaient «Mama» s’était aussi illustrée par plusieurs frasques. On se rappelle fort à propos de son long séjour à l’hôpital de la Cnps où elle avait confisqué toute une aile de cette formation sanitaire, en s’y installant avec toute sa clique de serviteurs et d’accompagnateurs.
Ou encore, lorsqu’elle exprimait publiquement ses jalousies à l’endroit de son époux. Mais déjà, la grande interrogation qui hante les populations de la commune de Bangou et des autorités traditionnelles, est de savoir si le couple présidentiel va laisser qu’elle soit inhumée dans le village de son époux. Afin que tous les honneurs lui soient rendus et que des obsèques grandioses soient organisées en reconnaissance de l’amour qu’elle a témoigné à la région de l’Ouest en général et à cette commune en particulier. Là reste la grande interrogation.

Au point que certains s’imaginent même déjà que cet arrondissement pourrait bénéficier d’une toilette des grands jours, avec les financements spéciaux de la présidence de la République ou du gouvernement si le miracle se produisait de voir d’une part l’inhumation concédée à la famille de l’époux et d’autre part au déplacement dans ladite commune du chef de l’Etat Paul Biya. Ainsi même morte, elle permettrait la réalisation de plus de la moitié de sa profession de foi.

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