Un droit de réponse cinglant. Face aux accusations de crimes contre l’humanité imputées à l’armée camerounaise par un certain Thomas Dietrich, les autorités camerounaises ont publié une mise au point ferme et documentée. Le texte, signé Shance Lion, défend le bilan des forces de défense dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord, et rejette catégoriquement des allégations jugées « mensongères et diffamatoires ».
Des accusations rejetées avec force
Le document, publié en réaction à une publication de Thomas Dietrich dénonçant de prétendus abus militaires, ne mâche pas ses mots. L’auteur reproche à Dietrich de juger depuis l’étranger des opérations de guerre sans jamais avoir été confronté à la réalité de Boko Haram.
« Vous n’avez jamais vu des enfants égorgés, des villages incendiés, des femmes et enfants utilisés comme kamikazes », écrit-il, rappelant l’ampleur des violences que la secte jihadiste a infligées aux populations camerounaises de l’Extrême-Nord.
La réponse rappelle les résultats obtenus par les forces armées camerounaises sous le commandement du président Paul Biya : Boko Haram considérablement affaibli, ses capacités opérationnelles réduites à des actes isolés, et aucun territoire cédé sur le sol national. Une performance que le texte compare favorablement à la situation de certains pays voisins, où la secte a pu établir des bases et des centres d’entraînement.
Une guerre asymétrique difficile à juger de loin
Le texte insiste sur un point central : accuser une armée de crimes contre l’humanité sans enquête contradictoire sérieuse, sans contextualisation, ni connaissance du terrain, est une démarche intellectuellement malhonnête — et politiquement suspecte.
« Qualifier sans nuance des actions militaires de crimes contre l’humanité, sans enquête contradictoire ni contextualisation sérieuse, revient à ignorer la nature asymétrique du conflit », souligne l’auteur.
Le Cameroun, rappelle-t-il, est un État de droit. Ses forces opèrent dans le cadre du droit international humanitaire, face à un ennemi sans uniforme, sans convention, qui massacre des civils. Cette réalité rend tout jugement à distance non seulement partial, mais dangereux.
Le texte conclut par un défi lancé à Dietrich : « Si vous avez des preuves tangibles, saisissez la justice camerounaise ou internationale. » Mais pour Shance Lion, le vrai objectif de telles publications est ailleurs — servir « une propagande qui ne profite qu’aux terroristes ».
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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