Cameroun : Après la parade du 8 mars, les femmes se ruent vers les débits de boisson à Douala

Place de l??Udéac de Douala, ce jeudi, 8 mars 2012. Il est 9h. Le lieu ne désemplit pas de monde dont la majorité se recrute parmi la gent féminine. Drapées dans leur tissu pagne confectionné chaque année pour la circonstance, les femmes sont venues des quatre coins du Wouri pour prendre part à la parade manquant la 27ème édition de la journée internationale de la femme.Dans la tribune officielle, le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis est venu présider la cérémonie. Il est

entouré de tout le gratin des autorités administratives, politiques et traditionnelles de la ville de Douala. Honneurs aux femmes ! Elles qui sont un agent incontournable pour le développement du Cameroun, pouvait-on lire sur certaines pancartes. Elles qui sont prêtes à apporter leur concours à l??édification d??un « Cameroun émergent », c??est la substance d??un autre message soigneusement écrit dans une pancarte.Pendant près de 3h d??heures d??horloge, ce sont les femmes de toutes les catégories socio-professionnelles qui ont défilé devant diverses autorités. Après la parade du 8 mars, les femmes dans leur grande majorité se ruent vers les débits de boisson pour le couronnement de la fête.16h30, entrée cité de la paix. Le gérant du débit de boisson « Le vélodrome », vient d??ouvrir. Suant à grosses gouttes, il s??active à placer les chaises par ci, les tables par là. Puis, installe la sonorisation avant d??aller chez la tenancière du call box à côté. Il vient de faire appel à son DJ (Disc Joker). En attendant l??arrivée de celui-ci, le gérant s??efforce d??animer le lieu au rythme des « 2 kitu ». Rien à se mettre encore sous les yeux. C??est peut être encore tôt !
17h15. Le Bar enfoui dans un conteneur non loin du carrefour Bp cité donne le ton. A l??intérieur, quelques dames habillées en « kabas » du 8 mars se donnent en spectacle. Pendant que la bière coule à flot. « Ce n??est que le début », lance une dame avec qui nos yeux viennent de se croiser. 19h10, Montée BP cité vers Ange Raphaël. Au « Jabulani », précisément, l??ambiance est électrique. On boit, on tourne le buste et on se régale même. L??intérieur comme l??extérieur abonde de monde. Il n??y a même plus de places assises. Les servantes, dont le teint seul ne peut laisser aucun homme indifférent, s??activent à faire une commande de sièges pour satisfaire les nombreux « adeptes » de Bacchus. « C??est chaud, on est débordé », soupire l??une d??entre-elles.
19h30, nous nous déportons vers Ange Raphaël. Lieu très réputé pour son ambiance quotidienne. Lieu prisé pour le porc à la braise. Lieu également prisé pour l??activité de « poteau », lieu de prostitution pour les jeunes filles, qui s??y développe. Juste quelques pas à pied et nous sommes au bar « Le Facebook ». Le constat est le même : l??atmosphère est très enjouée. Des rasades de vin meubles les différentes tables.
Pendant que les sonorités de l??heure battent à tue-tête. Au rythme de Lady Ponce, Petit Pays, Nicole Mara ?? des femmes se trémoussent, sous le regard de certains curieux. Sous une lumière un peu sombre, c??est chaque homme qui se cherche en cette journée de la femme. Dans un coin du même bar, quelques soupirants se lancent à la recherche d??une dulcinée à la cuisse légère. Au moment où nous tracions ces lignes, il était encore trop tôt pour se faire une idée sur les débordements et leurs éventuelles conséquences. 

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