Cameroun – Après les taxis: Les transporteurs périurbains et ruraux demandent leur augmentation

Edea





Réunis au sein du Collectif des chauffeurs des transports périurbain et rural, ses promoteurs demandent que soit revalorisé de 50 Fcfa à 100 Fcfa, la déserte des localités périphériques aux grandes villes.[pagebreak]L’avalanche de revendications n’arrête pas de s’abattre sur le gouvernement après l’augmentation des prix des hydrocarbures décidée le 30 juin dernier. Dans le sillage de la revalorisation des prix du transport urbain intervenue le 09 juillet, le Collectif des chauffeurs des transports périurbain et rural entend lui aussi obtenir son augmentation. Aussi enchaine-t-il dans cette perspective, concertations sur concertations avec le délégué régional du Commerce pour le Centre et les officiels de la préfecture du Mfoundi. Les transporteurs de la périphérie des grandes villes demandent, ni plus ni moins, qu’une majoration de 50 Fcfa du prix actuel du ticket pour les localités desservies par des routes bitumées, et 100 Fcfa pour celles reliées par des routes en terre. En clair, il s’agira, par exemple, pour les étudiants de l’Université de Soa de payer désormais 300 Fcfa au lieu des 250 Fcfa actuellement pratiqués. Ou encore, pour ceux qui se rendent à Afanoyoa (banlieue de Yaoundé) de débourser 100 Fcfa de plus pour leur transport.

Selon Essomba, président du Collectif des chauffeurs des transports périurbain et rural, le secteur du transport qu’il préside ne peut rester en marge de la revalorisation des prix du transport. Si l’augmentation ne s’est pas encore faite pour les transports périurbain et rural, explique-t-il c’est uniquement parce que les consultations avec les autorités publiques se poursuivent. Mais, ajoute-t-il, c’est surtout parce que les revendications ne doivent pas se faire dans le désordre. Hier encore, lui qui est également président de l’Association des chauffeurs et chargeurs de Soa (Assc) confiait que les « négociations étaient en bonne voie » avec le gouvernement, et les conclusions de ces rencontres allaient tomber sur le bureau du ministre du Commerce ce jour. Il ne se fait par ailleurs aucun doute quant à l’augmentation, « très prochaine », des prix du transport périurbain et rural.

Vitesse limitée
C’est peu de chose que de dire que la valse des revendications continue pour le gouvernement. Une décision de Jean-Claude Tsila, préfet du Mfoundi, croit devoir rappeler les prix du transport interurbain. Une augmentation est-elle évitable dans ce secteur-là ? Les « échanges fructueux et constructifs » entre le préfet et les responsables des syndicats des transporteurs ne le disent pas. Cependant la nécessité d’un rappel du préfet, des tarifs pratiqués dans le transport interurbain publié hier dans les colonnes du quotidien gouvernemental, amène à s’interroger. Pour certains observateurs, se sont des signes de la frilosité du gouvernement qui, après avoir ouvert la boîte de pandore de l’augmentation des prix du carburant, tente d’en maitriser les conséquences. Et les « mesures d’accompagnement », que beaucoup trouvent « fumeuses » ne sont pas faites pour calmer l’inflation qui s’installe progressivement.

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