Cameroun – Alerte: Une nouvelle méthode d’agression à Douala

Depuis quelques temps, les produits toxiques, les somnifères et autres parfums pour endormir, sont les nouveaux outils utilisés par les bandits pour dépouiller leurs victimes dans les taxis, et même dans leur propre domicile.[pagebreak]C’est un fait, les habitants de la ville de Douala vivent une nouvelle forme d’insécurité. Après les multiples systèmes d’arnaque mis sur pied par les brigands, et déjà connus de tous, ces gangsters ont opté actuellement pour une toute autre méthode: celle d’endormir complètement leurs proies, avant de s’emparer de tous leurs biens.
Ce Lundi 10 novembre 2014, Josseline Djuimo, employée dans une entreprise de la place, a été la victime d’une de ces bandes de malfrats. Comme tous les matins, cette dame veut se rendre à son lieu de service, sis à Bonanjo. Elle emprunte  un taxi au niveau de la gare routière de Bonaberi, pour le rond point Deido. A l’intérieur, elle trouve deux hommes, la trentaine bien sonnée, assis à l’arrière.
Au siège avant, un monsieur de la même tranche d’âge, d’une allure vestimentaire responsable,  et le chauffeur. En chemin, un des  hommes, apparemment arrivé à destination, demande à descendre au lieu dit «cimetière » de Bonaberi. Après être descendu, à quelques mètres de là, c’est une femme, très élégante et d’une mine bien soignée, qui  stoppe le même taxi. Celle-ci demande à se rendre également au rond-point Deïdo. La demande est aussitôt acceptée par le chauffeur.

«Lorsque la dame est entrée, j’étais obligée de me reculer pour lui faire la place. Ce qui fait que je me suis retrouvée au milieu. Jusque là, tout allait bien…à un moment, le monsieur qui était assis à ma gauche s’est mis à faire monter et descendre la vitre du taxi.  Je n’ai pas compris pourquoi il le faisait, mais je ne me suis pas inquiétée…au bout d’un moment, j’ai commencé à ressentir une fatigue générale. Je n’arrivais plus à bien respirer…j’essayais de parler mais je n’y arrivais pas…tout ce dont je me souviens est que, quelques instant après, je me suis retrouvée au niveau de Bonassama, errante comme une folle. Mon sac à main, mes bijoux, mon téléphone portable, les chaussures que je portais, tout avait disparu. J’avais les violents maux de tête et je voyais floue. C’est une commerçante en bordure de route qui, voyant  mon allure, est venue à mon secours…C’est seulement après avoir entièrement pris conscience que j’ai réalisé que je venais de me faire agresser. Dieu merci qu’il n’ont fait que me dépouiller. Ça aurait pu être pire…», narre la victime encore sous le choc.
Ce même jour, Louise Ndoun a, elle aussi failli tomber dans le piège de ces bandits de grands chemins. Etudiante de son état, elle emprunté un taxi du lieu dit feu rouge Bessengue, pour se rendre au campus universitaire à Ange Raphaël. En chemin, le même scenario se reproduit dans le taxi où elle se trouve. Sauf que, déjà avertie de cette manœuvre, elle va immédiatement demander à descendre du véhicule.

«Dès que le jeune homme qui était assis à mes côtés a commencé à monter la vitre de la voiture, et que j’ai commencé à ressentir une fatigue soudaine, j’ai commencé à crier en demandant au chauffeur de me faire descendre. Comme il y avait un peu d’embouteillage, j’en ai profité pour descendre rapidement. J’ai eu tellement peur que je n’ai pas eu la présence d‘esprit de relever le numéro du matricule de ce taxi », explique-t-elle.
Comme ses deux cas suscités, ils sont nombreux les habitants de la ville de Douala qui subissent au quotidien cette nouvelle méthode d’agression qui, malheureusement, ne se limite pas que dans les taxis, mais continue jusque dans les domiciles. Ceci à travers ces pseudos vendeurs ambulants de parfums dit corporel, mais portant toxiques. «Ils arrivent chez-vous et vous présente un parfum qu’ils vendent. Ils vous proposent de l’humer. Une fois vous l’avez fait, vous perdez connaissance et c’est ainsi qu’ils font de vous ce qu’ils veulent», apprend-on.

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