Le MRC vient de lever le voile sur un système d’inscriptions spĂ©ciales illĂ©gales orchestrĂ© par ELECAM. Ces opĂ©rations clandestines, menĂ©es dans les casernes militaires, les camps de police et mĂŞme les domiciles de dignitaires du rĂ©gime, constituent une violation flagrante du Code Électoral.
La main du DG d’ELECAM dans le scandale
Érick Essousse, Directeur GĂ©nĂ©ral d’ELECAM, serait le chef d’orchestre de ces manĹ“uvres frauduleuses. Cette rĂ©vĂ©lation intervient dans un contexte dĂ©jĂ tendu, marquĂ© par la rĂ©cente dĂ©cision N°01 CC SRCER du 21 janvier 2025 opposant le MRC Ă ELECAM.
Le MRC, par la voix de son SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Ndong Christopher, alerte sur les consĂ©quences potentiellement dramatiques de ces fraudes. « Les membres des organes habilitĂ©s qui refusent manifestement d’appliquer la Constitution et le Code Électoral seront comptables de tout ce qui dĂ©coulera de ces crimes contre la dĂ©mocratie », prĂ©vient le parti.
Cette affaire soulève des questions fondamentales sur l’intĂ©gritĂ© du processus Ă©lectoral Ă venir. L’article 48(1) de la Constitution confie au Conseil Constitutionnel la responsabilitĂ© de veiller Ă la rĂ©gularitĂ© des Ă©lections. Pourtant, selon le MRC, cette institution semble faire preuve d’une « complicitĂ© intellectuelle » face aux irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es.
Les inscriptions spĂ©ciales dans des lieux non ouverts au public reprĂ©sentent une violation manifeste de l’article 50 du Code Électoral. Cette pratique, qui touche des sites sensibles comme l’EMIA et le Quartier GĂ©nĂ©ral, suggère une tentative organisĂ©e de manipulation du fichier Ă©lectoral.
L’indiffĂ©rence du Conseil Électoral face Ă ces graves accusations pose question. Le MRC l’interpelle directement, soulignant que ces fraudes « hypothèquent la sincĂ©ritĂ© des rĂ©sultats des Ă©lections Ă venir en mĂŞme temps qu’elles menacent la paix » dans le pays.




