Société

Cameroun : 6 ans d’emprisonnement pour MIMI MEFO ?

Le communicant du gouvernement camerounais est revenu ce 8 novembre sur les raisons de l’interpellation de la journaliste Mimi MEFO en indiquant la condamnation dont elle est passible.

« Bambili in pictures! Doors destroyed, houses ransacked, animals killed. It has the picture of a war zone, where civilians are caught by « stray bullets » targeted killings. A missionary has died today after he was shot by soldiers » voilà ad litteram un post fait le 30 octobre 2018 par la rédactrice en chef de langue anglaise de la radio et télévision Equinoxe Mimi MEFO à l’adresse Mim237@Mimimefo237-2j.

Comme l’a indiqué Issa TCHIROMA, cette publication donne l’armée camerounaise responsable de l’assassinat du Révérend Charles Truman Wesco de nationalité américaine. Le ministre a expliqué ce 8 novemebre 2018 qu’à contrario de cette annonce, le pasteur « a reçu une décharge de plombs provenant d’un tir oblique de calibre 12 exécuté par un terroriste embusqué… Au cours de l’autopsie, les plombs extraits de la dépouille ont confirmé que les tirs ayant eu raison du Révérend Charles Truman Wesco provenaient bel et bien d’une arme de type calibre 12 utilisée comme on le sait, par les terroristes sécessionnistes opérant dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Les impacts laissés par les plombs occupent effectivement la partie pariétale droite du crâne, la face droite et l’épaule droite de la victime ; toutes choses qui confirment la position du tireur posté à la droite du véhicule, position occupée par les sécessionnistes lors de l’incident. » pour avoir laissé croire tout le contraire tout en «jetant un discrédit sur nos Forces de Défense, fortement préjudiciable au moral des troupes, alors qu’elles mènent un combat loyal et légal contre des hordes criminelles mues par un dessein sécessionniste », la journaliste bénéficie de la présomption d’innocence, mais pourrait être poursuivie pour propagation de fausses nouvelles, de nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale, faits prévus et réprimés par l’article 113 du code pénal qui stipule qu’ « est puni d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de cent mille à deux millions de francs celui qui émet ou propage des nouvelles mensongères, lorsque ces nouvelles sont susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale. » ;outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires, incitation à la révolte contre le Gouvernement et les Institutions de la République, faits prévus et réprimés par l’article 154 du code pénal qui indique qu’ « est puni d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende d’un million à deux millions de francs ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui outrage sans pouvoir rapporter, en cas de diffamation, la vérité du fait diffamatoire… ».

Pour Me Alice KOM, avocate de MIMI MEFO, sa cliente ne devrait pas être mise en cause pour quelque infraction tant elle a cité sa source à savoir « Cameroon News Agence » qui est une agence de presse agréée. Convoquée pour répondre de ses actes à la Légion de gendarmerie du littoral le 7 novembre 2018, MIMI MEFO TAKOMBO y a été entendue puis déférée devant le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire de Douala. La journaliste a été placée en détention provisoire à la Prison centrale de New-Bell à Douala.

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