La chefferie Bangou, pomme de discorde entre l’élite RDPC et le peuple
À l’approche des échéances électorales de 2025, la tension est à son comble dans la commune de Bangou, jadis bastion imprenable du RDPC. Au cœur de la discorde : la question épineuse de la chefferie Bangou, vacante depuis de nombreuses années en raison d’une guerre de succession qui déchire la communauté. Selon les informations recueillies par 237online.com, l’élite RDPC locale est pointée du doigt par la population pour son ingérence dans cette crise.
En effet, des personnalités influentes du parti au pouvoir, à l’instar de l’honorable Théodore Datouo, vice-président de l’Assemblée Nationale, auraient pris fait et cause pour Tchinou, l’un des prétendants au trône. Un choix qui va à l’encontre de la volonté populaire, majoritairement acquise à Maurice Ngambou, fils du défunt roi nationaliste Paul Bernard Kamayou. Cette forfaiture de l’élite RDPC a exacerbé les tensions et divisé la communauté en plusieurs camps antagonistes.
2025, l’année de la revanche du peuple sur l’élite RDPC ?
Face à cette situation explosive, nombreux sont ceux qui prédisent un véritable séisme politique à Bangou en 2025. Le « bas peuple« , longtemps brimé et méprisé par une élite accusée de se servir du RDPC comme d’un fonds de commerce, semble bien décidé à prendre sa revanche dans les urnes. « L’élite RDPC, pour avoir trahi la mémoire de Paul Bernard Kemayou, sera sévèrement sanctionnée », prévient le porte-parole des notables de la chefferie Bangou version Maurice Ngambou.
Un avertissement qui fait écho au ressentiment grandissant de la population envers ces « grandes pontes » du régime, autrefois adulées mais aujourd’hui conspuées lors de leurs passages au village. Le syndrome de Stockholm, qui pousse les opprimés à s’attacher à leurs bourreaux, semble avoir vécu à Bangou. Les administrés sont déterminés à barrer la route aux tripatouillages électoraux qui assuraient jadis la victoire au RDPC.
Le RDPC creuse-t-il sa propre tombe à Bangou ?
Dans ce contexte délétère, l’avenir du « parti des flammes » à Bangou semble plus que jamais compromis. Comment les élites honnis pour leur ingérence dans la crise de la chefferie pourront-elles convaincre une population qui ne veut plus « nourrir le venin qui se retournera contre elle » ? Le bilan jugé calamiteux du RDPC au niveau local n’arrange rien à l’affaire.
Si le parti au pouvoir est réputé pour avoir plus d’un tour dans son sac, il pourrait bien, cette fois, être pris à son propre piège. En s’acharnant à imposer un prétendant au trône contre la volonté populaire, l’élite RDPC n’a-t-elle pas scié la branche sur laquelle tout le parti était assis à Bangou ? Réponse dans les urnes en 2025. Une chose est sûre : le « bas peuple » est déterminé à réécrire l’histoire politique de cette commune. Aux élites de gauche puis aux élites de droite le peuple nous regarde.





