Société

Cameroun – 1 mai 2016: Un travail pour exister

C’est la 130 ème édition de la fête nationale du travail ce dimanche 1 mai 2016.Je me suis essayée à poser autour de moi cette question aimez vous ce que vous faites :
La tendance qui ressortait le plus  était : que je travaille pour exister, le reste viens après ou au besoin je me fais une idée et je pense d’abord aux factures !
La deuxième tendance était : j’ai arrêté de rêver quand j’ai vu que l’âge se rapprochait (Au Cameroun la plupart du temps l’on est trop vieux à plus de 32 ans pour entrer  dans la fonction publique) je me suis résignée et j’ai abandonné mes rêves, je suis infirmière, homme en tenue, enseignant, contractuel dans une société parapublique parce que c’est là où on a pu trouver le réseau !
La troisième tendance était : moi je n’ai pas d’emploi, je vis au jour le jour !
Comme pour dire que malgré tous les discours, toutes les politiques mises sur pied ! La problématique du travail au Cameroun peine encore  à prouver son efficacité ! Mais le citoyen ne l’entend pas de cet oreille, il veut un travail, quelque chose à faire aussi pour exister .Un travail pour qu’il puise enfin récupérer le droit d’ainesse que son cadet lui a ravit parce qu’il est un chômeur et ne ppeut pas parler au nom de la famille  .Un travail pour qu’il puise avoir son mot à dire dans les réunions familiales où la parole lui a été jadis retiré  à cause de son statut de sans emploi. Un travail pour pouvoir afin légaliser l’union aves la mère de ses enfants qui se bat en faisant du ‘’Callbox ‘’et dont la durée du concubinage  a passé 10 ans ! Un travail pour  avoir la possibilité de soigner les siens malades !  237online.com Vous allez lui dire qu’il ya des institutions chargées de l’encadrer ,il vous dira  que ces lieux sont devenus son deuxième domicile ,qu’il hante les foires aux emplois, qu’il est plus connecté que jamais sur internet à la chasse des sites d’offres d’emplois, il ne compte pas le nombre de formations professionnelles porteuses d’emploi qu’il a déjà faite ,il se confond désormais aux lézards qui circulent sur les babillards des sociétés et des entreprises de la place  toujours rien !
Tiens son téléphone vient de sonner on l’appelle dans la société de gardiennage où il a déposé un dossier, il va travailler de lundi à dimanche de 6h à 18h pour une paie de 30.000FCFA, lui titulaire d’un  Bac plus 5 en anthropologie, titulaire d’une licence professionnelle en logistique  et d’un maitrise professionnelle en montage et pilotage des projets .Il va regarder son permis de conduire dans sa poche  qu’il a dû  passer pour s’ajouter davantage d’atouts. Et il se dira si à 33 ans je vis toujours chez mon oncle habitant l’espace réservé au magasin  de sa femme, il faudrait que j’accepte et m’apprête moralement et physiquement à commencer lundi. J’entend d’ici mon oncle promettre à sa femme de me mettre dehors pour aménager son magasin ! Ainsi va la vie, un travail pour exister vous avez dit !

Françoise ENGOULOU BOUTIANALA

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