Body Filler au Cameroun : le ministère de la Santé tire la sonnette d’alarme

Communiqué ministère Santé Cameroun alerte Body Filler

Injections de « Body Filler » pour gonfler fesses ou seins, la pratique se répand sur les réseaux sociaux et dans des lieux non agréés au Cameroun. Le ministère de la Santé Publique, par la voix du Dr Manaouda Malachie, a publié un communiqué le 16 juillet pour mettre en garde la population. Nécroses, infections sévères, migration du produit dans l’organisme, la liste des risques fait froid dans le dos.

Une pratique qui échappe à tout contrôle médical

Le communiqué D13-239 rappelle une évidence que beaucoup semblent oublier. Les actes d’injection de produits de comblement corporel restent des actes médicaux, réalisables uniquement par des professionnels de santé qualifiés dans des structures autorisées. Le ministère se réserve le droit de saisir les autorités compétentes contre tout contrevenant.

Cinq risques majeurs sont listés noir sur blanc, les infections sévères, les réactions allergiques, les déformations et douleurs chroniques, la migration du produit dans l’organisme et la nécrose des tissus. Des complications qui peuvent, dans certains cas, mettre la vie en danger.

Le chiffre fait mal quand on pense au nombre de jeunes femmes qui tombent dans ce piège chaque mois à Yaoundé ou Douala, séduites par des promesses de silhouette parfaite à moindre coût.

Un phénomène qui prospère sur les réseaux sociaux

Le truc c’est que ces offres circulent librement sur Facebook, Instagram, WhatsApp, souvent sans aucune vérification des compétences de celui ou celle qui pique. Le ministère invite les populations à la plus grande vigilance face à ces offres, dans des lieux non agréés qui poussent comme des champignons.

Difficile de ne pas y voir un vrai problème de santé publique, presque silencieux, alors que les hôpitaux voient parfois arriver des cas graves. Les services compétents du ministère procèdent actuellement aux vérifications nécessaires, et toute activité en violation de la réglementation fera l’objet de mesures administratives et judiciaires.

Reste une question simple, qui n’a pas encore de réponse claire : combien de structures clandestines opèrent encore aujourd’hui dans les grandes villes du pays ?

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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