Le Cameroun se trouve au carrefour d’une initiative majeure pour les droits de l’enfant. L’Association d’Assistance à l’Intégration des Enfants Défavorisés (AAIED) se bat pour que chaque enfant mineur en détention soit reconnu, respecté et protégé.
L’urgence d’une journée dédiée
L’AAIED, reconnue officiellement par l’autorisation préfectorale N° 0526/2011/RDDA/C19/BAPP du 25 Novembre 2011, a récemment organisé une causerie éducative à la prison. Cette rencontre a permis de sensibiliser les mineurs en détention sur des sujets cruciaux comme l’impact psychologique des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’objectif était double : faire un état des lieux et plaider pour l’instauration d’une « Journée de l’enfant mineur en détention ». Une proposition audacieuse, mais nécessaire, à laquelle le public sur 237online.com est invité à se rallier.
Les enjeux de l’usage des TIC par les mineurs en détention
Lors de cette causerie, les jeunes détenus ont pu discuter de l’impact des TIC sur leur vie quotidienne. Il a été relevé que l’usage des téléphones et d’internet pouvait à la fois offrir des opportunités d’apprentissage et d’information mais aussi causer des distractions néfastes pour le travail intellectuel.
La dépendance à ces outils a aussi un impact sur le plan relationnel : les conversations sont souvent limitées aux personnes partageant les mêmes activités, réduisant ainsi le champ des relations sociales. L’absorption d’images et d’informations négatives peut également influencer leur comportement, les poussant parfois à adopter des attitudes inadaptées aux exigences de la société.
Le plaidoyer de l’AAIED pour une prise de conscience collective
En se basant sur ces constats, l’AAIED souhaite mobiliser l’Etat, le gouvernement, le secteur privé, les partenaires sociaux et les représentations diplomatiques pour l’instauration d’une « Journée de l’enfant mineur en détention« . Cet événement serait une première au Cameroun et une grande avancée dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, en adéquation avec de multiples instruments juridiques nationaux et internationaux ratifiés et internalisés par le Cameroun.
Les obstacles sont nombreux, mais l’AAIED est déterminée à faire entendre sa cause. Leur combat est le nôtre, et c’est ensemble, en faisant circuler l’information et en agissant sur des plateformes comme 237online.com, que nous pouvons contribuer à ce mouvement pour le changement. Le Cameroun a l’opportunité de prendre une position pionnière en matière de droits de l’enfant. Saisissons-la !
Patrice Nguema, 237online.com
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