Economie

Atelier de validation de la liste actualisée des métiers de l’artisanat : le Cameroun opte pour une nouvelle nomenclature

Sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) s’est tenu du 2 au 3 mars dans la cité balnéaire Kribi, un atelier sur la validation de la liste actualisée des métiers de l’artisanat. Présidé par le Secrétaire Général, Représentant du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), ce groupe de travail avait pour objectif la révision et la validation de la liste des métiers de l’artisanat camerounaise, et par ricochet, la sortie de tous les artisans du secteur informel vers le formel.

La nouvelle liste des métiers de l’artisanat actualisée innove en introduisant les corps de métiers entre les filières et métiers. La liste des métiers élaborée 2012 comprenait 3 secteurs ; 20 filières et 203 métiers. Après révision, les 3 secteurs sont restés les mêmes et on obtient en fin de compte 14 filières, 45 corps de métiers avec 347 métiers. Avant la prise d’une décision portant actualisation de la liste des métiers de l’artisanat de 2012, il était donc question de procéder à sa validation par les différentes parties prenantes.

Il est important de souligner que le MINPMEESA, avec l’appui technique et financier du BIT, a produit une liste actualisée des métiers de l’artisanat, à partir d’une nomenclature statistique baptisée « Nomenclature des Métiers de l’Artisanat du Cameroun – NMAC ». Cette nouvelle nomenclature dite statistique qui vise principalement à décrire et classer les filières et les métiers de l’artisan des trois secteurs, diffère de l’ancienne nomenclature réglementaire qui elle vise entre autres, à développer les curricula de formation professionnelle ou d’apprentissage des métiers de l’artisanat.

Lire aussi
Cameroun: Comment la vulnérabilité des Pme « tue » l’économie

À l’issue de cet atelier, le Représentant du Directeur de l’Equipe technique d’appui de l’OIT au travail décent et Bureau de pays pour le Cameroun, la Guinée équatoriale, Sao-Tomé-et-Principe, Zuchuon Rodrigue Raoul, par ailleurs Spécialiste en Développement des Entreprises, s’est confié à la presse : « Le secteur de l’artisanat est un secteur qui peut contribuer à la richesse, et à la création des emplois décents… Lorsqu’un artisan est formalisé, il peut par exemple accroître ses ventes parce qu’il peut accéder au marché public, il peut participer à des foires. Il peut améliorer sa sécurité sociale parce qu’il peut s’inscrire à la CNPS. Et du fait qu’il s’est formaliser il a la capacité de se réunir avec les autres, donc constituer un regroupement pour aller dialoguer avec l’Etat… »

Quant au SG du MINPMEESA, Tchana Joseph, qui représentait le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, « l’intérêt d’un tel activité c’est que dorénavant les métiers de l’artisanat doivent rentrer dans les données statistiques nationales. En effet, lorsque l’Institut Nationale de la Statistique fait son recensement, très souvent les métiers de l’artisanat ne sont pas pris en compte. »

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page