Assemblée nationale : Datouo nomme sa fille, la polémique enfle

Assemblée nationale Cameroun – nomination controversée de Marlène Datouo

Théodore Datouo n’aura pas attendu longtemps avant de faire parler de lui pour de mauvaises raisons. À peine installé au perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a signé le 30 juin 2026 un arrêté qui nomme sa propre fille, Datouo Leussi Marlène Audrey, 29 ans, chargée de mission dans son cabinet. Le genre de nomination qui, au Cameroun, fait immédiatement réagir. « On dirait qu’il a copié le mode d’emploi de Cavaye », lâcherait sûrement un confrère en salle de rédaction.

Une nomination, un nom qui saute aux yeux

L’arrêté du 30 juin 2026 porte sur la nomination de plusieurs chargés de mission au cabinet du Perchoir. Parmi la liste, un nom retient l’attention : Datouo Leussi Marlène Audrey, présentée comme Administrateur d’Assemblée. Elle a 29 ans. Et elle est la fille du président lui-même, Théodore Datouo, qui a succédé à Cavaye Yéguié Djibril, décédé, à la tête de l’institution.

L’information a mis quelques heures à circuler avant d’enflammer les réseaux sociaux camerounais. Certains internautes défendent une prérogative discrétionnaire classique, celle qui permet à tout président d’Assemblée de composer librement son équipe rapprochée. D’autres y voient un cas d’école de favoritisme familial, sans nuance possible.

« Pendant que les Camerounais se divisent autour du football et des querelles ethniques, certains continuent de se partager les postes et les privilèges en famille. À chacun ses priorités », dénonce un internaute cité dans les échanges qui circulent depuis l’annonce.

Datouo, déjà rattrapé par les vieilles habitudes du perchoir

La question qui traverse les réseaux résume bien le malaise ambiant : en nommant sa propre fille, Théodore Datouo est-il vraiment différent de son prédécesseur ? Difficile de ne pas y voir une continuité troublante, celle d’une culture institutionnelle où les postes stratégiques restent, encore et toujours, une affaire de famille.

Les critiques parlent de « conflit d’intérêts structurel » et d' »incompatibilité déontologique ». Le profil administratif de Marlène Datouo pourrait, sur le papier, justifier sa nomination. Mais l’argument peine franchement à convaincre quand le lien de parenté saute aux yeux de tout le monde.

C’est là tout le problème avec ce genre de dossier. Une compétence réelle peut exister, et le soupçon de favoritisme la recouvre quand même entièrement, sans qu’on puisse vraiment démêler les deux.

Ni le Perchoir ni l’intéressée n’ont réagi à ce stade. Le silence, ici, ne rassure personne.

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

✍️ À propos de l'auteur
Christiane Tamoura Engo
Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

📰 Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *