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Université de Ngaoundéré : Le contrôleur financier séquestré par les enseignants

Université de Ngaoundéré : Le contrôleur financier séquestré par les enseignants

Dr Kili Abessollo Joseph a suspendu le paiement des primes. Les enseignants menacent de déserter les amphis. L’arbitrage du recteur reste attendu.

LE 26 JUIN 2018 dernier, les enseignants de la faculté des arts, lettres et sciences humaines et ceux de la faculté des sciences économiques et de gestion ont assiégé le bureau du contrôleur financier spécialisé auprès de ladite institution. Tout furieux, les enseignants sont venus exprimer leur courroux suite à l’arrêt de paiement par le contrôleur financier, Dr Kili Abessollo Joseph, de certaines primes au personnel de l’Université de Ngaoundéré.
En effet, dans une correspondance N°064/MINFI/SG/DGB/CFS/ UN adressée au recteur, Pr UphieChinje Melo Florence, le 25 juin 2018, le contrôleur financier a «noté une augmentation croissante des primes liées à l’organisation des examens de fin de semestre, à savoir : les frais liés à la correction des copies d’examen, les frais de surveillance, épreuves proposées, les supers bonus, etc. Et ce, malgré l’inexistence des textes législatifs ou règlementaires en la matière, exposant de ce fait les contrevenants à des sanctions

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prévues par la règlementation en vigueur», lit-on dans sa correspondance.
«L’enseignant qui a pour mission de dispenser les cours, a l’obligation d’évaluer et de corriger les copies de ses étudiants. D’autant plus que le salaire est la contrepartie du service rendu. Or, ces prestations sont revendiquées ces derniers temps comme des droits et certains chefs d’établissement n’hésitent pas à les engager sous le prétexte qu’ils préfèrent la paix, foulant ainsi aux pieds l’orthodoxie en matière d’engagement budgétaire et comptable », indique-t-il. «Par conséquent, poursuit-il, le prétendu droit querellé met en lumière l’existence d’une pratique illégale qui a cours au sein de votre institution depuis longtemps ; cette habitude n’ayant pas de base juridique, fonde le rejet desdites dépenses : la coutume ne faisant pas le droit».
Alors que le contrôleur financier exige dorénavant la présentation d’un texte législatif ou règlementaire autorisant le paiement des avantages que perçoivent les enseignants de l’Université de Ngaoundéré, ceux-ci s’offusquent du fait que certains de leurs collègues perçoivent lesdites primes.«Nous ne comprenons pas pourquoi dans les autres établissements de l’institution, nos collègues sont passés à la caisse pour toucher leurs primes et gratifications liées aux différentes activités universitaires ces derniers jours. Pourtant, chez nous, les dossiers de paiement sont bloqués dans les bureaux du contrôleur financier.
Nous exigeons qu’il libère nos dossiers de paiement comme pour les autres collègues», lâche un vice-doyen. Sentiment partagé par plusieurs enseignants rencontrés sur le campus de Dang. Le 22 juin 2018, la coordination du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), antenne de Ngaoundéré, avait fustigé les mauvaises conditions de travail des enseignants. Dans un communiqué, ils ont exigé du recteurl’amélioration de leurs conditions de travail.


Dewa Aboubakar

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